Pierre Waline

Pierre
Waline
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Chef de rubrique Musique

7 novembre 2019 : une folle journée dont les Budapestois se souviendront…

7 novembre 2019 :  une folle journée dont les Budapestois se souviendront…
La route menant à l´aéroport (seule voie d´accès) fermée deux heures le matin et deux heures le soir. Le centre de la ville entièrement bouclé et interdit à la circulation. Rues et artères principales vidées de toute trace de vie en milieu de journée. Le principal pont de la ville et les berges du fleuve interdits aux piétons. Une ligne de métro fermée toute la journée, une autre (et deux lignes de tram) le soir. Lignes de bus détournées. Les bouches d´égout verrouillées. Les habitants de l´artère principale interdits de sortir de chez eux durant la matinée. Ou, pire, les autres, téméraires qui se sont aventurés dehors, empêchés de rentrer chez eux le soir. Et tutti quanti. Question : où sommes-nous ? En Sibérie ? Au Japon suite à une catastrophe nucléaire ? En Asie avant l´arrivée d´un tsounami ? Non. Nous sommes tout bonnement en Europe, à Budapest, en ce 7 novembre 2019.

„Dictionnaire inédit de la Hongrie”

Une immersion (distrayante) dans la Hongrie profonde à laquelle nous convie Joël Le Pavous En voilà qui pourrait en faire rougir plus d´un d´envie : arrivé depuis six ans à peine en Hongrie, ne sachant alors pratiquement pas un mot de hongrois, notre ami parle aujourd´hui couramment cette langue, pourtant réputée ardue, et ce sans accent. Mais ce n´est pas tout, également doté d´un talent de rédacteur évident. A croire que des bonnes fées se sont penchées sur son berceau là-haut, dans sa Savoie natale… Nous avons nommé Joël Le Pavous, jeune journaliste free-lance établi à Budapest.

20-21 août 1968, invasion de la Tchécoslovaquie : l´envers du décor

A peine retombées les fusées du feu d´artifice, au demeurant splendide, donné à Budapest en cette soirée du 20 août qu´un tout autre évènement, bien triste, celui-ci, allait être commémoré : dans la nuit du 20 au 21 août 1968, 200 000 hommes des troupes du Pacte de Varsovie accompagnant 2 000 blindés (1) envahissaient la Tchécoslovaquie, mettant brutalement fin au Printemps de Prague. On connaît la suite avec la destitution de Dubček (convoqué à Moscou) et l´immolation du jeune étudiant Jan Palack (20 ans) qui frappa le monde de stupeur.

Le 19 août 1989 en Hongrie: une date décisive, première brèche dans le Rideau de fer

Tenue du „Pique-nique paneuropéen” Ce lundi 19 août, Angela Merkel s´est rendue à Sopron, ville hongroise proche de la frontière autrichienne, pour célébrer avec le Premier ministre hongrois le 30ème anniversaire du „Pique-nique paneuropéen” qui avait amorcé la chute du rideau de fer. Non sans avoir exprimé à nouveau la reconnaissasnce du peuple allemand envers le peuple hongrois pour avoir ainsi ouvert la voie au passage à l´Ouest de plusieurs milliers de ressortissants (vacanciers) de la RDA réfugiés en Hongrie.

Juin-Août 1944 : une France libérée, mais à quel prix ?

(Petit rappel...) Se prolongeant sur plus de 45 jours (du 29 décembre 1944 au 13 février 1945), le siège de Budapest fut sans nul doute l´un des épisodes les plus sanglants de la guerre. Faisant, outre les immenses pertes subies par les belligérants de part et d´autre, un nombre important de victimes dans la population civile, estimé à plus de 35 000. Sans compter les exactions commises (viols, déportations) …. Un épisode de la guerre généralement méconnu en France et qui laisse aujourd´hui encore un goût amer au cœur de bien de Hongrois. Même si certains ont un peu trop vite oublié qu´il s´agissait de mettre à bas le régime nazi alors en place, régime qui s´était notamment déchaîné contre la population juive (déportations en masse, ghettos, liquidations). Amertume, au point que je m´entends parfois dire pas des amis : „Comme vous autres, Français, avez eu la chance d´avoir été épargnés des destructions”.  Comme ils se trompent !

Hongrois francophones, Français magyarophones : une histoire d´accent (pas grave …).

Parachuté un beau jour par mon employeur en Allemagne, je me souviens que, fraîchement débarqué, m´excusant auprès de mes interlocuteurs pour mon accent, je me voyais immanquablement répliquer : „Nein, in gegenteil [Non, au contraire], das ist charmant”. Certains poussant même la politesse jusqu´à me prier de ne pas perdre ce „si délicieux” accent. De quoi me rassurer, complexé que j´étais par ce ridicule accent français, encombrante casserole collée à ma langue. Ridicule à mes oreilles, apparemment pas aux leurs. Comme quoi tout est relatif en matière d´accent.

Le Christ au Mont des oliviers, un oratorio rarement joué, au programme des Journées „Beethoven à Buda”

S´il a manifesté son génie dans pratiquement tous les genres, de la musique instrumentale à la musique symphonique en passant par la musique de chambre, le concerto et le chant, Beethoven ne nous aura par contre légué que deux messes, un seul opéra et un unique oratorio (abstraction faite des deux cantates de jeunesse). Il est vrai, avec ces deux chefs d´œuvre que sont la Missa solemnis et Fidelio. Moins connu est, par contre son oratorio Le Christ au Mont des oliviers. Une œuvre rarement jouée qui figurait cette année au programme des Journées „Beethoven à Buda”. Journées organisées chaque année depuis vingt ans pour commémorer le concert que le jeune Beethoven donna au théâtre de Buda le 7 mai 1800 (1). Un oratorio donné dans le cadre baroque de l'église paroissiale du Château (Krisztinaváros).

Budapest. Cendrillon de Prokofiev par la troupe du Théâtre Mariinsky : un pur ravissement

S´il est un conte pour enfants qui inspira les compositeurs, c´est bien Cendrillon. Tel un certain Nicolas Isouard qui en tira un opéra, paraît-il donné avec succès, douze ans avant la Cenerentola de Rossini. Ou encore Massenet dont l´opéra, créé à Paris en 1899, est malheureusement tombé dans l´oubli.

Opéra de Budapest : du Couronnement de Poppée au Roi Etienne, une saison 2019-2020 placée sous le signe de la chrétienté

Image retirée.C´est dans le hall roman du Musée des Beaux-Arts que son directeur Szilveszter Ókovács nous a présenté la saison 2019-2020 de l’Opéra de Budapest. Un choix symbolique, Szilveszter Ókovács nous annonçant une prochaine saison placée sous le signe de la chrétienté. „Comme une sorte de prélude - nous dit-il - au 52ème Congrès Eucharistique international qui se tiendra à Budapest en septembre 2020”.