Edito

Edito
Images noir et blanc, imaginaire haut en couleur ​​​​​​​Cette nouvelle année apporte son lot de tristes nouvelles, qui nous permettent toutefois d’aiguiser notre regard et de rappeler le souvenir d’immenses auteurs et autrices d’images qui ont marqué l’histoire culturelle de la Hongrie, mais aussi celle des relations franco-hongroises. Ce 7 février 2026, le réalisateur Béla Tarr fut enterré à quelques pas de la tombe de Miklós Jancsó dans le « Cimetière national » (Nemzeti Sírkert) de l’avenue Fiumei : les deux grands cinéastes hongrois, habitués de Cannes et ayant tous deux longuement séjourné en France, étaient unis par une maîtrise absolue des travellings à n’en plus finir et des chorégraphies mortifères en noir-et-blanc. Tarr est également celui par qui les textes « apocalyptiques » et « visionnaires », pour citer le comité Nobel, de l’auteur du Tango de Satan, László Krasznahorkai, ont pris forme et restent gravés dans notre mémoire pour nous hanter.

Budapest, Festival „Beethoven à Buda” : à la découverte d’oeuvres inédites

Beethoven
Le 7 mai 1800, Beethoven donna un concert à Buda à l’invitation du Palatin József. Le Magyar Kurir rapporta cet événement en ces termes : « …un concert eut lieu au Théâtre de Buda, au cours duquel un musicien renommé du nom de Beethoven captiva l’attention de tous par son jeu virtuose au pianoforte. » Pour célébrer l’événement fut instauré en 2010 un Festival « Beethoven à Buda » à l’initiative de la municipalité. Festival qui propose chaque année au public des œuvres parfois inédites ou rarement interprétées du maître.

Budapest Parcours : TCHERNOBYL, 40 ans…

TCHERNOBYL
Depuis 2022, la Hongrie n’a jamais senti l’Ukraine aussi proche. Depuis 1986, peut-être aussi — dangereusement proche. Le 26 avril dernier marquait le 40ᵉ anniversaire de l’accident nucléaire de Tchernobyl, rappelant combien ses conséquences dépassent le temps et les frontières. Le succès de la série Chernobyl, diffusée sur HBO en 2019, a ravivé cette mémoire : la catastrophe n’appartient pas au passé, elle s’inscrit dans la durée. On en a pris pour perpétuité. « Pourquoi s’inquiéter d’une chose qui n’a aucune chance d’arriver ? » Cette réplique, tirée de la série, résume à elle seule l’enchaînement d’erreurs qui a conduit au drame et, sans doute, précipité la chute de l’URSS.

Le Petit Palais met en scène l’œuvre de Károly Ferenczy et sa « modernité hongroise »

Károly Ferenczy
​​​​​​​Depuis le 14 avril, et jusqu’au 6 septembre, le Petit Palais honore la Hongrie à travers l’un de ses plus fiers représentants : Károly Ferenczy. L’institution parisienne, en collaboration avec le Musée des Beaux-Arts de Budapest, a conçu une exposition immersive pour faire découvrir aux curieux de la capitale française, l’œuvre de cet artiste à la confluence des styles et des inspirations.

Budapest Photo Festival : Women's Eyes

Women’s Eye
Depuis sa création en 2017, le Budapest Photo Festival est un rendez-vous immanquable pour les amateurs de photographie. Le festival présente un panel d’expositions en tout genre allant de la photographie hongroise à la photographie internationale. Cette année, il nous tient à cœur de mettre en avant une exposition en particulier présentée lors du festival “Women’s Eye”.

Budapest Parcours : L’inconnue du film de la grande arche

La Grande Arche
Le JFB s’est rendu à la rencontre de Laurence Cossé à la librairie Prélude. Invitée par l’Institut français, la romancière n’est pas si inconnue que cela : son livre La Grande Arche, publié il y a dix ans aux éditions Gallimard, vient d’être adapté au cinéma dans le film L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier, que le public francophone a, dans l’ensemble, salué. Auteure d’une douzaine d’ouvrages, également journaliste et productrice, elle affectionne les enquêtes approfondies qui nourrissent ses récits, souvent centrés sur l’histoire et le patrimoine. C’était aussi sa première visite en Hongrie.