Pierre Waline

Pierre
Waline
Role
Chef de rubrique Musique

Budapest : Lucrèce Borgia de Donizetti sur le plateau du Palais des Arts.

Lucrece
Qui était Lucrèce Borgia (Lucrezia Borgia)? Née à Subiaco (Latium) en 1480 et morte à Ferrare en 1519, elle était la fille naturelle du cardinal valencien Roderic Borgia (futur pape Alexandre VI). Réputée femme cruelle et redoutable empoisonneuse, elle fut entre autre soupçonnée - probablement à tort - d´avoir éliminé ses maris successifs.

Budapest : Theodora de Haendel sur la scène du Palais des Arts (Müpa), une (presque) première

Theodora
C´est en 1749, alors qu´il était âgé de 64 ans que Haendel écrivit Theodora, l´une de ses dernières œuvres chorales. Créé en mars 1750 au Théâtre royal de Covent Garden à Londres, ce fut un échec. Au point que seules quatre représentations en furent données de son vivant. Une œuvre qui se distingue de ses précédents oratorios (ou opéras) par son sujet non repris de la Bible, mais traitant des débuts de la chrétienté.

Budapest : Hongrois et Français réunis dans un même hommage à Cziffra

Cziffra
Nous avons déjà évoqué ici la mémoire du pianiste virtuose Georges (György) Cziffra dont nous fêtions ce 5 novembre le centenaire de la naissance. Au nombre des manifestations programmées, un concert de gala donné à Budapest par l´Orchestre philharmonique de Radio-France accompagné par le pianiste János Balázs en soliste. Concert très attendu qui, par la qualité de ses interprètes, aura dépassé nos attentes et, visiblement, celles du public. Dont nous rappellerons le programme : Fantaisie hongroise (piano et orchestre) de Liszt, „Cziffra Psodie” (concerto de piano) de Péter Eötvös, en création ce soir et la symphonie en ré mineur de César Franck. 

Opéra de Budapest : inauguration de l´Atelier Eiffel, dernier né de la maison

Eiffel
Après près de sept années de projets et réalisation suivies de deux années et demi d´ouverture à l´essai (retardées par la pandémie), le dernier né de l´Opéra de Budapest vient d´être officiellement inauguré : l´Atelier Eiffel (1). Dernier né, et visiblement l´enfant chéri de son initiateur, Szilveszter Ókovács, directeur général de la maison. Pratiquement unique en Europe, ce nouveau site tiendra lieu tout à la fois d´atelier, de magasin, de centre d´accueil et de formation et, en définitive, d´opéra „de chambre” offrant une gamme complémentaire d´opéras et ballets, notamment tirés du répertoire contemporain, ouverts tant aux adultes qu´aux enfants.

Lecture : „Le ciel bleu au fond du puits”

Basilides
Né sous les bombes lors du siège de Budapest (1944), cet enfant nous relate ses souvenirs. Au travers de petites anecdotes, il nous introduit dans son quotidien, anecdotes confiées en toute innocence. Dans un pays dévasté par la guerre, soumis à un régime totalitaire, au sein d´une famille divisée (absence du père), l´enfant ne comprend pas ce qui lui arrive.

Hongrie : le „Haydneum”

Haydneum
Né en Autriche (à deux pas des plaines hongroises) et Autrichien dans l´âme (1), Joseph Haydn passa une grande partie de sa vie au service d´une famille princière hongroise, les Esterházy. Raison suffisante pour que les Hongrois le considèrent comme faisant un peu partie des leurs. Certes, c´est à Vienne qu´il finit ses jours et c´est à Vienne que furent créés ses deux chefs d´œuvre que sont les Saisons et la Création. Mais il n´en demeura pas moins sensible à la musique populaire hongroise (et tzigane) sur laquelle il nous a laissé de fort belles partitions. Et, inversement, ayant influencé les musiciens hongrois de son temps.

Une coutume hongroise bien curieuse : le „Grand Galop national” („Nemzeti vágta”) qui se tient chaque année à Budapest

Nemzeti vágta
Les Hongrois ont eu en leur temps la réputation d´être de redoutables cavaliers. Souvenons-nous : „De sagittis Hungarorum, libera nos, Domine !”. Cinq siècles après leur lointain cousin Attila, leurs cavaliers semèrent la terreur en Europe, jusque dans le Sud de l´Italie et au fin fond de l´Aquitaine. Une de leurs tactiques favorites : simuler la fuite pour, chevauchant leur monture à l´envers, cribler leurs poursuivants de flèches. Rien ne les arrêtait et il fallut attendre l´intervention de l´empereur Otton pour mettre fin à leurs chevauchées, leur imposant une cuisante défaite près d´Augsbourg (955).

A l´affiche de l´Opéra, deux œuvres inédites „Le Roi Étienne” et „Les ruines d´Athènes” de Beethoven

Ruines Athenes
C´est pour célébrer l´ouverture du Théâtre allemand de Pesth en 1812 que Beethoven composa ces deux pièces. Le théâtre, un cadeau de l´empereur François 1er aux Hongrois pour tempérer leur nationalisme naissant. Œuvres que Beethoven dédia bien volontiers à ses amis Magyars qu´il affectionnait particulièrement (1). Pratiquement jamais données, mis à part l´ouverture du Roi Etienne et la célèbre Marche (2) des Ruines d´Athènes.