L’obstruction parlementaire, une pratique bien partagée

szapary
N’y aurait-il qu’en France et de nos jours que les opposants au pouvoir établi cherchent les moyens d’entraver l’action des gouvernants ? En Hongrie, il y a près de 120 ans, une manière des plus originales de tordre le bras à l’opposition avait été conçue par une richissime aristocrate.

„Ego sum gallicus captivus”. Évadés des camps allemands, ces prisonniers français qui trouvèrent refuge en Hongrie…

„Ego sum gallicus captivus”.
Au total, ce sont près de 1200 soldats français internés dans différents camps allemands en Autriche et en Pologne qui parvinrent à s’évader et trouvèrent refuge en Hongrie. Beaucoup parmi eux purent travailler dans l’agriculture, dans des fermes, usines ou restaurants ou donnèrent des cours de français. Ils formèrent même une équipe de football qui disputa des matches contre des équipes locales. Une cinquantaine d’entre eux ont épousé des Hongroises. Des familles se sont ainsi formées, dont une partie a ensuite gagné la France après la guerre.

Un Observatoire de l´enseignement de l´Histoire en Europe. Pour quoi faire ?

Lamassoure
Alain Lamassoure, qui fut entre autres ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement Balladur, avant de siéger vingt années durant au Parlement européen (1999-2019) se déclare Européen convaincu, en même temps que patriote attaché à l´autonomie de son pays. Ce qui n´est pas incompatible.

L’occupation ottomane de la Hongrie : visitez ces vestiges du passé de Budapest

L’occupation ottomane de la Hongrie : visitez ces vestiges du passé de Budapest
L’histoire de la Hongrie a connu, à l’instar des pays des Balkans, une période d’occupation ottomane. La partie sud-est du royaume de Hongrie, soit un tiers de son territoire pré-Trianon, fut occupée par l'Empire ottoman entre 1541 et 1699.

Sauvegarde des monuments : un Français au secours d´un moulin historique au cœur de la Grande Plaine hongroise

Sauvegarde des monuments : un Français au secours d´un moulin historique au cœur de la Grande Plaine hongroise
Au départ, rien, ou presque, ne le portait a priori sur la Hongrie. C´est en 1990 qu´il découvrit ce pays à l´occasion d´un échange de lycéens. Qu´il le découvrit et… en tomba amoureux. Son nom : Alain Guillon, professeur de mathématiques, mais aussi et surtout passionné d'histoire et de rénovation de monuments anciens. La Hongrie où il fut séduit par le charme de la Grande Plaine (Alföld).

France-Hongrie : des bons (et mauvais) usages...

France-Hongrie : des bons (et mauvais) usages...
Lors de mon détachement en Allemagne, nous avions rédigé, avec quelques collègues et amis, un „Guide de la communication” à l´attention des hommes d´affaires français se rendant Outre-Rhin, ceci pour les informer sur les usages locaux et leur éviter quelques impairs à ne pas commettre. Opération renouvelée lors de mon passage en Hongrie. Alors d´autant plus nécessaire que c´était l´époque (années quatre-vingt-dix) où nos compatriotes affluaient par avions entiers dans l´espoir de dénicher quelque bonne affaire et de s´ouvrir un nouveau marché, notamment à l´occasion des privatisations. Nous ne reviendrons pas ici sur le détail des conseils alors formulés. Plus intéressant serait d´examiner d´une façon plus générale les différences d´usages, tant dans le comportement que dans le langage, chez les uns et les autres…

Hongrie : les comtes Széchenyi, une lignée hors pair

Hongrie : les comtes Széchenyi, une lignée hors pair
Comme l´on voit, nous avons affaire avec les Széchenyi à une famille hors du commun qui joua un rôle essentiel non seulement dans la modernisation et les progrès économiques du pays, mais aussi dans l´ouverture au monde occidental et la propagation d´idées nouvelles, progressistes, libérales

Trianon : l´envers du décor...

Trianon : l´envers du décor...
S´il est un nom que nul Hongrois ne saurait ignorer, c´est bien celui de Trianon. Trois syllabes maudites qui évoquent le lieu où fut signé, en ce 4 juin 1920, un traité à la suite duquel le royaume perdit d´un coup les deux tiers de son territoire et la moitié de sa population. Véritable diktat par lequel la délégation hongroise, traitée sans ménagement, se vit imposer des conditions draconiennes sans même avoir été consultée ni même invitée, sinon au tout dernier moment, le temps d´apposer sa signature au bas du document (1). Conséquence indirecte des déboires d´une double monarchie confrontée à une multitude de nationalités que, reconnaissons-le, elle n´avait pas su gérer. C´est ainsi que, si le traité causa un véritable traumatisme aux près de trois millions et demi de magyarophones arrachés à leur patrie, il signifiait par contre pour les quelque sept millions d´autres (exception faite des Allemands, principalement Roumains et Slovaques) une libération de la tutelle de Budapest. Une amputation douloureuse dont les plaies ne se sont pas refermées cent ans après... Véritable drame pour ces familles écartelées, mais qui n´en ressentent que davantage une solidarité avec leurs voisins et parents de Hongrie.