Opéra de Budapest: une saison 2026-27 placée sous le signe des contes orientaux

Opera Budapest
​​​​​​​Pour sa 143ème saison, les programmateurs de l’Opéra de Budapest nous invitent à nous plonger dans le monde enchanté des contes d’Orient („Keleti éj szezon”, pris au sens large). Tout d’abord en nous annonçant douze premières ou créations. Pour commencer, son directeur Szilveszter Ókovács met l’accent sur le souvenir du compositeur Zoltán Kodály dont la pièce Háry János fut créée voici précisément cent ans sur cette même scène. Un opéra qui sera repris dans une toute nouvelle production faisant essentiellement intervenir des chanteurs issus des territoires voisins, symbolisant ainsi l’unité de la Nation. Pièce qui sera doublée d’un „Háry Jancsika” à destination des enfants (atelier Eiffel). De Kodály encore, également à l’Atelier Eiffel „Székely fonó (La fileuse sicule)”. Autre anniversaire qui sera célébré, les soixante-dix ans de la Révolution de 56, avec une nouvelle production totalement inédite „Le dernier discours de Kádár (Kádár utolsó beszéde)” agrémenté de la projection d’un film „Kádár lemeze” mettant en jeu János Kádár et Imre Nagy (atelier Eiffel). Pour le reste, pour nous en tenir au monde de l’Orient, Lacmé (évocation de l’Inde), Salomé, Pillango, Sardanapale (Liszt) donné en couple avec deux pièces totalement inédites de Debussy (cantates): „L’Enfant prodigue (A tékozló fiú)” et „La Demoiselle élue (Az üdvözült lány)” (en création mondiale). Autre création inédite. „Chrysantèmes ou la Mort de Liú (Turandot)” plaintes élégiaques inspirées de Puccini. Pour la Semaine sainte: „Passion” de Máté Bella jeune compositeur plusieurs fois primé.

Idées cadeaux au pied du sapin - Pour les amateurs de musique

Helmut Deutsch
La première idée, qui est un cadeau tout à fait exceptionnel, nous conduit chez nos voisins, à Vienne. Il y a un musicien qui est né le 24 décembre, il y a exactement 80 ans, comme un cadeau de Noël. Ce grand pianiste, qui aurait pu sans aucun doute être reconnu comme concertiste, s'est délibérément orienté vers la musique de chambre et l'accompagnement au piano, et est depuis des années, voire des décennies, le partenaire reconnu des plus grands chanteurs de lieder. (En 2025, le concours de chant Helmut Deutsch a été organisé pour la 5ème fois.)

L'Avent au Wiener Konzerthaus

Wiener Konzerthaus
​​​​​​​Je ne suis probablement pas le seul à associer la musique aux préparatifs de Noël. Chez moi, elle est presque toujours présente, et je vais très souvent assister à des concerts qui s'annoncent passionnants. Et bien sûr, je suis également attentif à la programmation des salles de concert et des opéras situés à proximité : certains spectacles me poussent à prendre le train.

Le Konzerthaus de Vienne et moi

Konzerthaus
J'y suis arrivée par pur hasard. Je rêvais du Musikverein depuis des années : je voulais voir son magnifique intérieur doré, le « sanctuaire » de l'Orchestre philharmonique de Vienne, le lieu de tant de concerts que j'avais vus à la télévision. Mais cela ne s'est jamais concrétisé. J'en étais pourtant à deux reprises à portée de main, sans succès.

Premier Novembre : le Requiem de Jean Gilles (1704) en l’église Saint Michel de Budapest

Requiem
​​​​​​​En ce jour de la Toussaint, l’occasion nous est donnée d’entendre un peu partout des Requiem ou Messes des Morts. Cette année, Budapest n’était pas en reste avec la programmation de trois Requiem inédits, de Jean Gilles (église St Michel) ou encore de Michael Haydn et de Salieri (Palais des Arts), sans compter Mozart et Gabriel Fauré programmés le lendemain. Ne pouvant assister à tous, notre choix s’est porté sur la Messe des Morts que le Français Jean Gilles composa en 1704. Tout d’abord s’agissant d’un compatriote et surtout d’une œuvre, contrairement aux deux autres, jusqu’ici jamais entendue.

Budapest, orchestre Orfeo: pour célébrer les 35 ans de sa fondation, le chef et son ensemble nous offraient un concert de musique baroque

orchestre Orfeo
Fondé en 1991 par son chef actuel György Vashegyi, l’orchestre Orfeo s’apprête à célébrer son 35ème anniversaire. A cette occasion, l’ensemble, accompagné par le choeur Purcell, a donné un concert dans les locaux de l’Académie de Musique (Zeneakadémia). Concert consacré à son répertoire de prédilection, la musique baroque.

Budapest: le cymbalum à l’honneur sur la scène de l’Académie de musique (Zeneakadémia)

Kornél Fekete-Kovács
Introduit en Hongrie au cours du XVe siècle, le cymbalum (cimbalom) est un instrument de musique à cordes frappées. Il est constitué d’une caisse trapézoïdale en bois reposant sur des pieds, dont les cordes métalliques sont frappées par le musicien à l’aide de deux baguettes. Le modèle actuel fut créé à la fin du XIXe siècle, se voyant ajouter une pédale semblable à celle d’un piano. On en frappe les cordes grâce à deux baguettes légèrement recourbées, aux extrémités couvertes de feutre ou de cuir. Son timbre aux résonances métalliques prononcées est immédiatement reconnaissable. Il contient généralement entre 35 et 42 cordes organisées en paires ou groupes, la version de concert pouvant dépasser cent trente cordes couvrant quatre octaves et demi. Instrument accompagnant les ensembles tziganes, on peut le trouver également dans des œuvres du répertoire classique. Notamment chez Stravinsky.

Don Pasquale de Donizetti à l’Opéra de Budapest

Don Pasquale
Créé en janvier 1843 à Paris, au Théâtre des Italiens, Don Pasquale est l’un des derniers opéras que nous a laissés Donizetti. Considéré par d’aucun comme son chef d’œuvre, voire comme un chef d’œuvre absolu, jugement quelque peu excessif, il n’en demeure pas moins qu’avec Don Pasquale, Donizetti a porté à son sommet un genre qui allait par la suite péricliter pour ne se retrouver qu’un demi-siècle plus tard avec Falstaff, l’opéra bouffe.

Les Noces de Figaro à l’Opéra de Budapest

Noces de Figaro
​​​​​​​Des Noces, tout a été dit. Rappelons que, créée le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne, la pièce connut dans un premier temps un vif succès, au point que le public en bissa de nombreux airs. Néanmoins, ayant dû affronter une cabale, la pièce fut retirée au bout de seulement neuf représentations pour n’être reprise que trois années plus tard. C’est à Prague, où elle fut représentée en décembre de la même année, que la pièce connut la consécration qui s’imposait. „Toute la ville ne parle que de Figaro, ne joue, ne sonne, ne chante, ne siffle que Figaro” (Mozart).

Budapest: tenue du IVe Festival de musique sacrée (autour du nom de Joseph Haydn)

IVe Festival de musique sacrée
Né en Autriche (à deux pas des plaines hongroises) et Autrichien dans l’âme, Joseph Haydn est souvent considéré par les Hongrois comme l’un des leurs. A juste titre, puisqu’il effectua la plus grande partie de sa carrière au service d’une famille princière hongroise, les Esterházy. Certes, c’est à Vienne qu’il finit ses jours et c’est à Vienne que furent créés ses deux chefs d’œuvre que sont les Saisons et la Création. Mais il n’en demeura pas moins sensible à la musique populaire hongroise sur laquelle il nous a laissé de fort belles partitions. Et, inversement, ayant influencé les musiciens hongrois de son temps.