Edito

Palais Elysee
Les élections présidentielles françaises, des 10 et le 24 avril, ont été en quelque sorte une réédition ou un « remake » des élections de 2017, mais aussi de 2002. Un premier tour qui confirme en effet la montée en puissance de l’extrême droite, suivi d’un deuxième tour qui reconduit le président sortant. Toutefois, des divergences apparaissent, parce qu’en 20 ans la société et l’électorat français ont évolué et que les partis historiques de gauche comme de droite affichent une sérieuse dégringolade.

Tel père, tel fils ?  Un autre Bach en concert à Budapest

CPEBach
Qui était-il ? Cinquième enfant (second survivant) de Jean Sébastien et de sa première épouse Maria Barbara, Carl Philipp Emmanuel Bach reçut ses premières leçons de son père. Dès son plus jeune âge, il jouait de mémoire au clavecin les œuvres entendues à la maison.  Après de solides études et une formation juridique, Carl Philpp fut engagé à la cour du roi de Prusse Frédéric le Grand où il passa près de trente années. Pour rejoindre ensuite Hambourg où il succédera à Telemann (son parrain) au poste de Directeur de la musique. Il était alors connu pour son ouvrage sur „l’art de jouer du clavier” (1), Mozart lui-même reconnaissant lui devoir beaucoup. Au demeurant apprécié, outre Mozart, de Haydn (qui lui rendit visite à Hambourg) et de Beethoven.

Budapest : „Le retour de Tobie”, oratorio inédit de Haydn au Palais des Arts

Tobia
De Joseph Haydn, les mélomanes connaissent ses deux grands oratorios que sont la Création et les Saisons, véritables chefs d’œuvre, créés à Vienne respectivement en 1799 et 1801 avec le succès que l’on sait. Mais qui sait que vingt-cinq ans plus tôt, un autre oratorio de sa composition avait été donné à Vienne ? C’était les 2 et 4 avril 1775. Haydn, alors employé chez le prince Nicolas Esterházy, avait quarante-trois ans, en pleine maturité et en pleine possession de ses moyens. Son titre : „Il Ritorno di Tobia” („Le retour de Tobie”).

La Pâque hongroise, une tradition solidement ancrée : les oeufs peints et l’aspersion des jeunes filles …

Pâques
Un souvenir de la Pâque de mon enfance : je me revois encore rechercher à la campagne les œufs lâchés dans les buissons par les cloches en route depuis Rome (et j’y croyais...). Si les cloches ont disparu depuis belle lurette du paysage, les œufs sont toujours bel et bien là. Mais, à propos, pourquoi précisément des œufs ? L’explication en est simple. Dès l’Antiquité, il était d’usage d’offrir et consommer des œufs, symboles de fécondité, pour célébrer l’arrivée du printemps. Tradition reprise plus tard par la religion chrétienne, la résurrection du Christ annonçant une ère nouvelle, promesse de renouveau. Fête qui coïncide précisément avec l’éclosion du printemps.

Budapest : Haydn et Mozart associés dans un même concert ... pour nous remonter en ces temps difficiles

Haydn&Mozart
On sait que, malgré leur différence d’âge (25 ans), Haydn et Mozart furent d’excellents amis, exprimant l’un à l’autre leur admiration réciproque. A cet égard, un mot sur leur dernière rencontre qui remonte à décembre 1790. Alors que Haydn s’apprêtait à rejoindre Londres, Mozart le quitta sur ces mots : „Je crains que nous soyons en train de faire nos adieux”. A qui pensait-il ? Un an plus tard, Mozart n´était plus (1). Il est donc naturel qu’ils fussent tous deux associés dans un concert donné ce dimanche à Budapest.

Notre coup de cœur : „Les Tributaires”, épopée émouvante d’une famille franco-hongroise à travers les remous de l’Histoire

Tributaires
Les Tributaires (1) se lit comme un roman. Un roman passionnant. Non pas imaginé, mais inspiré d’une histoire réelle. Celle d’une famille et de son entourage. Qui nous emmène dans un long voyage à travers le temps et l’espace, des rives de la Seine au Danube jusqu’au Don, en passant par la Tisza, le Rhône et le Rhin. Long voyage au milieu des remous de l’Histoire qui ont bousculé ce demi-siècle (de la Guerre à nos jours). Écrit dans un style léger et alerte, parfumé d’un zeste d´humour, voilà un ouvrage qui se lit de bout en bout avec plaisir. Avec plaisir, mais non sans émotion face au quotidien de ces héros que nous font revivre les auteures. Une lecture vivement recommandée.