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Quand Paris héberge les chefs-d’œuvre des musées de Budapest: une aubaine à ne pas manquer
Pour qui réside en permanence à Budapest, se rendre à Paris pour y contempler les tableaux des collections hongroises paraîtra pour le moins saugrenu. Et pourtant... L’exposition qui se tient actuellement au Musée du Luxembourg sur le thème „Chefs-d’œuvre de Budapest” constitue une occasion exceptionnelle pour retrouver et admirer ces œuvres dans des conditions (quasi) idéales, même pour ceux qui sont censés les côtoyer quotidiennement sur les bords du Danube.
Tout d’abord, parce qu’elle regroupe au même endroit des tableaux par ailleurs dispersés, sans compter qu’il s’agit là d’une sélection des meilleurs d’entre eux. Mais aussi pour la documentation forte bien conçue qui les accompagne.
Profitant d’une fermeture pour rénovation du Musée des Beaux-Arts de Budapest, responsables Hongrois et Français ont eu l’idée de déplacer provisoirement ces œuvres pour les accueillir à Paris, ne serait-ce que le temps d’une exposition (*).
Le succès mondial du Fils de Saul (Grand Prix du Jury à Cannes, Golden Globe, Oscar) va de pair avec un véritable renouveau du cinéma hongrois, unissant fées déchues et corps immortels.
La Semaine du Film Hongrois, début mars, a passé en revue la foisonnante production cinématographique magyare : des courts métrages aux longs-métrages, en passant par les documentaires. Les cinéastes sont d’autant plus prolixes et proliférant qu’après l’arrivée du Fidesz au pouvoir, il n’y avait, pendant des années, ni films de produit ni festival d’organisé. Centralisé, comme tout dans le pays d’Orbán, le nouveau système n’opprime heureusement pas tous les talents. C’est ce qu’a prouvé cette deuxième édition de la Semaine du Film Hongrois (Magyar Filmhét).
La saison 2016-2017 de l’Orchestre du Festival de Budapest débutera en septembre avec le festival Bridging Europe centré cette année sur la France. Outre les chansons d’Edit Piaf ou le fabuleux destin d’Amélie, que nous offre ce si vaste et incroyablement riche domaine culturel ? Grâce au programme qu’il a élaboré, Iván Fischer nous emmènera, à travers Montmarte et sa bohême, à la rencontre - au côté des impressionnistes, d’un Ravel ou d’un Debussy - d’un personnage excentrique et sensible à fleur de peau, mais si attachant, Eric Satie; pour terminer notre promenade dans la seconde moitié du XXème siècle et y retrouver Henri Dutilleux dont on vient de célébrer en janvier le centenaire.”
Conférence de presse du 3 mars
C’est dans un cadre bien original que nous a été récemment présentée la programmation de l’Opéra d’État hongrois pour la saison 2016-2017. Non pas sous les dorures, fresques et lustres de la grande salle, des salons ou du foyer. Non. Derrière la scène, dans l’atelier de montage des décors... Voulu ou non, voilà un choix bien symbolique qui reflète parfaitement l’orientation prise par la direction de ce lieu si prestigieux: le désacraliser, le rapprocher davantage de la rue, le dépoussiérer et le mettre au goût du jour. Sans pour autant rien renier de son aura, de ses fastes et de ces chatoiements qui font aussi son charme. L’un n’excluant pas l’autre.
Hébergée par l’Institut Français, la librairie Latitudes propose un large éventail d’ouvrages : romans, bandes dessinées, manuels d'apprentissage du français... Difficile de ne pas y trouver son bonheur ! A la veille du Mois de la Francophonie, le JFB a rencontré Flora Dubosc, « maîtresse » des lieux.