Éva Vámos

Éva
Vámos
Role
rédactrice en chef

Edito

Edito
Entre deux projections des 15èmes Journées du Film Francophone de Budapest, entre Sarah Bernhardt, la divine et Émilia Pérez, qui a remporté tant de prix, mais encore sous le charme magique des Amants du Pont-Neuf et de son réalisateur, Léo Carax, qui a fait le déplacement à Budapest, nous saluons le lecteur tout en l'invitant à nous rejoindre sans tarder dans une de ces salles obscures, du ciné-palais mauresque Uránia au somptueux Puskin en passant par l'amphi de l'institut Français sur l'autre rive du Danube.

Édito

Edito
Au seuil de cette nouvelle année 2023, j’associe mes souvenirs au colloque du centenaire de la revue Europe dont l’esprit et les traditions nous inspirent. Tout particulièrement le volet « Voix d’Europe » et « Guerres et paix vues d’Europe » Cette revue est proche de nous, car nombre de jeunes talents de l’Europe centrale et orientale ont été découverts et édités par Romain Rolland, Jean Guéhenno et Jean-Richard Bloch. L’histoire de la découverte de Panait Istrati est la plus connue, mais leur contribution à la naissance d’un des meilleurs essais de Ervin Sinkó est plutôt oubliée. Romain Rolland a trouvé sa confession poignante. Sinkó a assumé le rôle de chef révolutionnaire en 1919 puis il a émigré et il est devenu apatride. Les pérégrinations de Sinkó s’achèvent pour quelques temps, ses œuvres sont bien accueillies à la rédaction de la revue à Paris.  Le rôle messianique, le rôle du révolutionnaire reviennent dans ses réflexions qui seront publiées simultanément dans Europe et dans la revue Korunk à Cluj (Kolozsvár). La tragique tourne au comique avec la figure de certains héros.  Jean-Richard Bloch - assistant à la présentation de Švejk de Hašek au théâtre du Piscator à Berlin – découvre, en la figure du brave soldat, le anti-héros de l’époque.

Les Flâneurs de Budapest

Nina Yargekov et Guillaume Métayer
Deux déclarations d’amour, deux livres dédiés à Budapest présentés à la Librairie Prélude nous ont permis une visite littéraire de la capitale hongroise en présence de Nina Yargekov et Guillaume Métayer. Une présentation animée par Kinga László nous a fait découvrir le roman Budapest de Nina et son regard intime et personnel de cette romancière franco-hongroise déjà remarquée pour Double nationalité Prix de Flore qui explore les questions d’identité et d’appartenance.

Vasarely : Une saga dans le siècle, présentée à l’Institut Français à Budapest

Pierre Vasarely
À l’occasion du 120e anniversaire de la naissance de Victor Vasarely, l’Institut Français de Budapest a accueilli la présentation de la nouvelle édition augmentée de l’ouvrage consacré à Victor Vasarely et traduit en hongrois pour célébrer un héritage franco-hongrois.

Edito

Edito
​​​​​​​La Hongrie de retour en Europe L’importance du raz-de-marée du parti Tisza, mené par Péter Magyar, son leader charismatique, et la majorité écrasante obtenue le 12 avril dernier ouvrent une ère nouvelle, autant pour la Hongrie que pour l’Europe et les relations franco-hongroises.

Journées du film francophone 2026

Journées du film francophone 2026
JFB : C’est à Budapest et dans plusieurs grandes villes de la Hongrie que débutent les Journées du film francophone. Au programme il y a beaucoup de films remarqués aux festivals de films célèbres de Cannes, à la Berlinale, ou au Festival de Toronto. Les films d’une grande diversité seront présentés du 4 au 14 mars. Comment avez-vous sélectionné les films et quel est le public que vous visez ? Matthieu Berton : La sélection repose d’abord sur un critère essentiel : la nouveauté. Tous les films présentés sont récents et, pour la grande majorité, inédits en Hongrie. Nous souhaitons offrir au public hongrois une véritable découverte, en présentant des œuvres qui ont marqué les grands festivals internationaux, comme le Festival de Cannes, la Berlinale ou le Festival international du film de Toronto.

Edito

Edito
Images noir et blanc, imaginaire haut en couleur ​​​​​​​Cette nouvelle année apporte son lot de tristes nouvelles, qui nous permettent toutefois d’aiguiser notre regard et de rappeler le souvenir d’immenses auteurs et autrices d’images qui ont marqué l’histoire culturelle de la Hongrie, mais aussi celle des relations franco-hongroises. Ce 7 février 2026, le réalisateur Béla Tarr fut enterré à quelques pas de la tombe de Miklós Jancsó dans le « Cimetière national » (Nemzeti Sírkert) de l’avenue Fiumei : les deux grands cinéastes hongrois, habitués de Cannes et ayant tous deux longuement séjourné en France, étaient unis par une maîtrise absolue des travellings à n’en plus finir et des chorégraphies mortifères en noir-et-blanc. Tarr est également celui par qui les textes « apocalyptiques » et « visionnaires », pour citer le comité Nobel, de l’auteur du Tango de Satan, László Krasznahorkai, ont pris forme et restent gravés dans notre mémoire pour nous hanter.

L’institut français – haut lieu de la culture française en Hongrie

Matthieu Berton
Rencontre avec son directeur Matthieu Berton ​​​​​​​A l’approche de Noel et les fêtes de fin d’année Monsieur Matthieu Berton, directeur de l’Institut Français en Hongrie a accordé un entretien à notre rédaction pour revenir sur les activités de la rentrée et des nouvelles perspectives.

Robert Badinter au Panthéon : l’Europe comme héritage

Badinter
A l'occasion de la panthéonisation le 9 octobre 2025 de Robert Badinter nous avons le plaisir de republier l'interview exclusive qu'il avait accordé à notre Journal et sa rédactrice en chef, Éva Vámos, à Budapest, il y a 23 ans. Il y évoque son autre grand combat, un peu occulté par l'abolition de la peine de mort, l'Europe : une Europe unie, unie par des valeurs et une culture partagées, qui n'altèrent en rien les spécifités locales, régionales ou nationales ; au contraire, elle les met en lumière.