En route pour l’aventure !

C’est parti pour l’aventure !
Après le succès des Journées des films francophones tout au long du mois de mars, l’Institut français de Budapest a décidé d’organiser de nouvelles projections du 14 avril au 30 avril sous l’intitulé “Kalandra fel!”, qu’on peut traduire par “C’est parti pour l’aventure !”. Avec sept projections en quinze jours, l’Institut français a continué sur sa lancée cinématographique qui ne va pas s’arrêter de sitôt. À partir du 5 mai et jusqu’au 23 mai, plusieurs films récompensés au Festival de Cannes et minutieusement choisis par l’institut seront également projetés.

Budapest Parcours : En mars quand il fait beau, prends un manteau — ou va au cinéma pour le festival francophone

Journées du film francophone
Comme chaque année en mars, la Francophonie est à l’honneur, et il y a franchement de quoi perdre son latin face aux choix cornéliens parmi la centaine d’événements organisés en Hongrie et particulièrement à l’Institut Français. Les miens seront faits de cinéma et de rencontres, dans le plaisir inouï de retrouver la langue de Molière. Pour le meilleur et pour le rire. Alors top chrono, 10 mn pour évoquer les 12 films visionnés dans mon marathon, avec une mention spéciale pour cette sélection mettant particulièrement les femmes à l’honneur.

Journées du film francophone 2026

Journées du film francophone 2026
JFB : C’est à Budapest et dans plusieurs grandes villes de la Hongrie que débutent les Journées du film francophone. Au programme il y a beaucoup de films remarqués aux festivals de films célèbres de Cannes, à la Berlinale, ou au Festival de Toronto. Les films d’une grande diversité seront présentés du 4 au 14 mars. Comment avez-vous sélectionné les films et quel est le public que vous visez ? Matthieu Berton : La sélection repose d’abord sur un critère essentiel : la nouveauté. Tous les films présentés sont récents et, pour la grande majorité, inédits en Hongrie. Nous souhaitons offrir au public hongrois une véritable découverte, en présentant des œuvres qui ont marqué les grands festivals internationaux, comme le Festival de Cannes, la Berlinale ou le Festival international du film de Toronto.

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

theâtre Montparnasse
C’est une pièce admirable à tous les points de vue ; l’écriture, la mise en scène inventive, le casting remarquable, les décors merveilleux, les costumes d’époque 1970, et une belle lumière. C’est une tragédie mais avec tellement de scènes drôles et comiques que l’on en oublie le dénouement malheureux, la mise à mort d’une femme de 35 ans, mère de deux petits enfants.

Adaptations et nouvelles: Bach et la prose hongroise contemporaine

Adaptations et nouvelles: Bach et la prose hongroise contemporaine
Organisée par le Conseil des minorités bulgares de Budavár, une soirée artistique - intitulée « Adaptations et nouvelles: Bach et la prose hongroise contemporaine » - s’est déroulée dans la maison Virág Benedek le 2 juillet avec, en premier lieu, une causerie captivante, suivie par un concert balkanique du groupe Falkafolk.

Un film freudien

Outsider.Freud
Le film Outsider.Freud réalisé par l’Israélien Yair Quedar a été projeté au Bem Cinema de Buda le 24 avril 2025 lors de l’avant-première hongroise qui était suivie d’une rencontre avec le réalisateur. Ce film, d’une durée de 66 minutes, retrace la vie de Sigmund Freud, fondateur autrichien de la psychanalyse, en adoptant une approche originale, délaissant le récit biographique linéaire au profit d’un portrait psychanalytique de Freud et d’une exploration de nouvelles dimensions de l’héritage freudien.

Réconciliations de trois complices

Trois amies
Trois amies est une comédie amère qui explore avec finesse les complexités de l'amitié féminine de nos tous les jours. Réalisé avec sensibilité, le film suit les trajectoires entremêlées de trois copines de longue date qui, malgré leurs différences et les épreuves de la vie, s’aiment et se respectent profondément. Vincent Macaigne, qui joue son propre rôle, apporte une touche d'authenticité et d'humour délicieusement maladroit à cette fresque humaine, placée à Lyon.

The Brutalist (3h35) de Brady Corbet avec Adrien Brody (Le pianiste)

Brutalist
J'ai vu jeudi ce grand et long film (3h35 + entracte de 15') "The Brutalist", dont on parle et reparlera pour les Oscars. Vous pouvez lire ou écouter ce que les critiques en pensent (le plus souvent du bien). Pour ma part, j'ai beaucoup aimé, tant les thèmes abordés sont puissants : les traumatismes des rescapés de la Shoah, elle-même à peine évoquée (impuissance, mutisme, déflagration des corps et de l'esprit ); la mégalomanie et le fantasme de la culture dans un monde où seul compte l'argent (traité avec humour); le faux "rêve américain" où l'on s'aperçoit que dans ce pays les émigrés ne sont que "tolérés"; l'obsession de la création et la foi dans son talent (l'architecte, rescapé du camp de Buchenwald, commandité par son mécène pour créer un établissement à la mémoire de sa défunte mère, se bat contre vents et marées pour imposer ses idées, au risque de devenir mégalomane lui-même).