JFB
Marathon des films classiques, la fête budapestoise du cinéma
C’est par un incontournable français concocté dans la clandestinité sous l’Occupation (« Les Enfants Du Paradis » de Marcel Carné, Jacques Prévert, Joseph Kozma et Alexandre Trauner) suivi d’une coproduction franco-magyare (« Les Héritières » de Márta Mészáros avec une somptueuse Isabelle Huppert) que le marathon des films classiques s’est ouvert le 4 septembre à Budapest. Le lendemain, nostalgiques et amateurs du septième art hexagonal ont pu découvrir la version restaurée des « Parapluies de Cherbourg », chef-d’oeuvre de Jacques Demy, plus de 50 ans après sa sortie en salles.
A peine rentrés d´une tournée chaleureusement accueillie aux Etats-Unis, en passant par Copenhague et Merano, les membres de l´Orchestre du Festival de Budapest (BFZ) n´ont gère pris le temps de souffler. Pour se lancer dans la campagne hongroise et y donner une série de concerts gratuits dans le cadre d´une semaine dite „des Communautés” (1). Rien de nouveau, à vrai dire, car c´est là une habitude prise depuis maintenant cinq années. Non pas l´Orchestre au grand complet, certes, mais presque, avec sa formation de chambre, soit soixante musiciens qui, d´Est en Ouest, du Nord au Sud, auront sillonné le pays.
Le 20 août, les Hongrois vont célébrer leur fête nationale. Le temps fort de l´année, agrémenté de nombreuses manifestations ponctuées par un feu d´artifice tiré des ponts du Danube. Pourquoi cette date ? Elle correspond à la fête de Saint Etienne, premier roi de Hongrie.
Cela avait débuté par la „Fête de la Musique” instaurée en 1982 par Jack Lang. Manifestation qui se prolonge jusque dans la nuit, sa date, 21 juin, correspondant au solstice d´été. Une initiative d´emblée couronnée de succès au point qu´elle a été depuis reprise dans 120 pays. Puis ce fut, également sur une initiative venue de France, la „Nuit des Musées”, rebaptisée depuis en „Nuit européenne des Musées”. A partir de là, toutes sortes de „Nuits” thématiques florissent un peu partout, au gré des imaginations. Bref, une mode qui semble faire un tabac.
Le Musée d’Art contemporain de Budapest accueille du 12 Juillet au 15 Septembre, la première grande rétrospective de l’œuvre de l’artiste hongrois Tamás Király (1952-2013).
Pour marquer la fête nationale française, l’Institut français de Budapest a convié les Budapestois et Budapestoises à un bal ce vendredi, à la veille du 14 juillet. Le directeur de l’Institut, Frédéric Rauser, et l’organisateur de l’événement, Florent Heridel, ont bien voulu s’adresser au JFB concernant cette tradition vieille de presque 20 ans à Budapest.
S´il est un homme politique qui défraie la chronique sur la scène internationale, c´est bien lui, Viktor Orbán. Qui plus est, suscitant les passions les plus extrêmes. Les uns le soutenant avec fougue, parfois à la limite de l´idolâtrie, les autres le vilipendant à tours de bras, n´hésitant pas au besoin à le diaboliser pour en faire leur ennemi juré. Ces derniers, paradoxalement, pour ne pas lui déplaire. Car, né pour le combat, Orbán a besoin d´adversaires pour se mettre en valeur. Quitte à s´en fabriquer.
Dix heures et quart. Le claquement des grandes fenêtres du salon suffisent à me tirer de mon coma embrouillé. La lumière perce de partout. Malmené par la canicule, mon front brille comme une rivière de diamants. Mais comme dans La Parure de Maupassant, leur éclat n’est qu’illusion. Apparemment, les Hongrois se lèvent de bonne heure...Ils doivent se tenir loin de la Dreher !