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Festival du film francophone de Budapest, les prix de la rédaction

Le mois de la francophonie de Budapest, fâcheusement écourté par la pandémie mondiale du Covid-19, mérite que l’on s’y replonge. Le Festival du film Francophone qui a ouvert, le 26 février dernier, le mois de la francophonie a rassemblé de nombreux spectateurs autour de vingt-trois films. La programmation haute en couleurs a retenu l’attention de la rédaction qui a sélectionné les meilleures œuvres cinématographiques. De l’humour, de la poésie, de belles histoires, rien de tel pour s’évader en ces temps de confinement.

La Marche des „Busó” (Busójárás)

Une coutume hongroise bien curieuse… venue des Balkans. Chaque année, dans les jours qui précèdent le Mercredi des Cendres, les habitants d´une commune du Sud de la Hongrie, Mohács, ne tiennent plus en place. Portant de grands masques en bois et vêtus d´épaisses fourrures, ils parcourent les rues de la ville, faisant, dans cette tenue terrifiante, le plus de bruit possible en agitant des crécelles. Pour clore ces journées, un grand bûcher est édifié sur la place centrale où l´on immole ce pauvre Hiver dont le cercueil sera ensuite immergé dans le Danube. Coutume bien curieuse et typiquement hongroise (ce que l´on appelle ici „hungaricum”) au point d´avoir été classée au patrimoine de l´UNESCO.

Un livre – Un vin à la Librairie Latitudes

Rencontre avec Michel Levaï Francophiles et francophones sont invités à une réunion mensuelle d’Un livre - Un vin. Concept original proposé par la Librairie Latitudes, au cœur de l’Institut français de Budapest. Ce rendez-vous propose aux néophytes de la culture et de la littérature française de se réunir autour d’un verre de vin et du fromage, pour échanger avec un auteur francophone. Assimilation oblige, l’auteur, Michel Levaï, a fait le choix d’un très bon vin rouge hongrois de Villány.

 Une „Folle Journée” à la hongroise …

Marathon Beethoven au Palais des Arts de Budapest Parmi les nombreux anniversaires célébrés cette année, figure en premier lieu le bi-cent cinquantenaire (250 ans) de la naissance de Beethoven (1). A cette occasion, une journée lui a été entièrement consacrée ce 2 février dans le cadre de la série des marathons instituée voici 12 ans par Iván Fischer. Journée de concerts non-stop agrémentée de projections et d´une exposition qui se tient en chaque début d´année au Palais des Arts de Budapest (Müpa).

27 janvier (1756) : un anniversaire dignement célébré

Une soirée en compagnie de Mozart et de ses amis... Fondateur de l´ensemble de musique baroque Orfeo et du chœur Purcell, le chef hongrois György Vashegyi a l´art de dénicher et révéler au public des œuvres jusqu´ici pratiquement jamais jouées (1). Tel est le cas de deux œuvres inscrites au programme du concert donné ce soir. Tout d´abord une pièce de Johann Georg Albrechtsberger. Certes, ce dernier n´est pas tout-à-fait un inconnu pour les mélomanes, ne serait-ce que pour avoir été ami de Haydn et Mozart et entre autres professeur de Beethoven. Ce que l´on sait moins est qu’il séjourna deux ans en Hongrie avant de terminer sa carrière comme maître de chapelle au service de la cathédrale Saint Etienne de Vienne. Le second, également autrichien, Gregor Joseph Werner, est par contre totalement inconnu. Ce que l´on retiendra de lui est qu´il fut le prédécesseur de Haydn au service de la cour des princes Esterházy à Eisenstadt.

Concert Beethoven à Budapest : un hymne à la Liberté

Si l´on me consultait pour retenir le programme idéal d´une soirée Beethoven (1), je crois que je n´aurais guère trouvé mieux : l´ouverture d´Egmont, le 3ème concerto et la Symphonie Héroïque. Certes, d´autres œuvres auraient pu figurer dans le choix, à commencer par la Neuvième. Mais l´avantage des trois œuvres réunies pour le concert donné ce soir est de former une certaine unité, annoncée par ses organisateurs sous le motto :” Hymne aux héros de la liberté” („Óda a szabadsághoz és a hősiességhez”). Et puis, n´oublions pas qu´avant d´avoir écrit la Neuvième, Beethoven lui-même avait clairement désigné la Troisième comme étant sa préférée des huit symphonies composées jusque-là. Quant à Egmont, on sait que Beethoven, fidèle lecteur de Goethe, en appréciait particulièrement le sujet qu´il avait à cœur de mettre en musique (2) : Egmont combattant pour libérer son peuple du joug de l´oppresseur, qui finira sur l´échafaud. Thème cher au compositeur qui l´avait déjà abordé (moyennant un dénouement plus heureux…) dans Fidelio.