Péter Geszti nous dit « Merci Budapest ! »

Péter Geszti nous dit « Merci Budapest ! »

Péter Geszti, chanteur, compositeur, animateur-télé, directeur de publicité et mentor de X-factor est une star en Hongrie. Trois élèves du Lycée Français de Budapest ont eu la chance de le rencontrer. Il leur parle de ses relations avec le Lycée Français et de ses idées pour promouvoir le LFGEB qui vient de fêter ses 50 ans, de son projet « Merci Budapest » et de la promotion d’un nouveau clip qui sera prêt à la mi-novembre.

 

 

Parlez-nous du projet “Merci Budapest”. D’où l’idée vous est-elle venue ?

Le lycée m’a contacté pour faire appel à mes connaissances en matière de communication afin de réaliser une publicité qui attirerait l’attention des Hongrois sur le LFGEB. Cette occasion nous a été donnée lors du jubilé de mai 2012 au 50ème anniversaire du Lycée. J’ai créé une stratégie de communication avec plusieurs idées connectées entre elles. L’élément le plus important était la chanson “Merci Budapest” dont le clip sera publié sur des portails de partage de vidéos. Celui-ci sera diffusé à des personnalités influentes qui pourraient attirer l’attention des médias sur l’établissement. J’ai présenté ma conception à la gestion qui l’a acceptée. Les castings ont débuté pour les chanteurs et les participants du clip vidéo. Puis, la chanson a été enregistrée et le clip a été filmé. Il nous reste encore le travail à effectuer avec les relations publiques.

Avez-vous aimé travailler avec des enfants ?

C’était génial, j’ai vraiment aimé travailler avec des enfants. Cela m’a donné une source d’inspiration. J’ai moi-même encore une “âme d’enfant”. Comme on dit: “Celui qui est aimé par les dieux reste toujours un enfant” (Heltai Jenő). Travailler avec des enfants est une bonne chose parce qu’ils se concentrent sur un moment donné et grâce à cela, ils sont tout le temps de bonne humeur. La chanson a été enregistrée et composée par mon ami Péter Erdélyi dans son studio à Piliscsaba. J’ai imaginé une atmosphère française et il l’a parfaitement mise en œuvre. J’avais aussi une notion des paroles qui évoquent le 50ème anniversaire à partir de vieux souvenirs liés à notre école.

Quelles aides avez-vous reçues du LFGEB ?

D’après moi, le monde fonctionne bien si tout le monde fait ce qu’il sait faire. Comme ma maîtrise de la langue française est assez limitée, la version française a été écrite par Takácsné Binder Zsófia et Olivier Chiquet. Ils ont dû faire un travail très difficile: le rythme des mots devait respecter la musique de façon à ce que le message de la chanson reste le même en français et en hongrois. Ils n’ont eu que 4 heures pour faire la traduction, car la chanson devait être  enregistrée au studio l’après-midi même. Ils ont réalisé un très bon travail. Au final, nous avons trois versions à notre disposition: une française, une hongroise et une franco-hongroise.

Avez-vous apprécié la coopération avec le Lycée Français de Budapest ?

Absolument, et notre coopération n’est pas encore terminée! Mes affinités avec le Lycée s’élargissent. L’école et les relations publiques sont combinées dans ce projet. Ces dernières, ainsi que la chanson et la publicité, aideront l’école à mieux se faire connaître. 

Comment le clip vidéo a-t-il été conçu? Pourquoi les enfants de 8-12 ans ont-ils été sélectionnés ?

Travailler avec des enfants en-dessous de 8 ans est très difficile, parce qu’ils se fatiguent rapidement et n’arrivent plus à se concentrer sur la tâche donnée. J’ai demandé à Dániel Kovács, que je connais par RTL klub, de tourner le clip de “Merci Budapest”. Son idée consistait à tourner la vidéo dans un bus traversant Budapest. Pendant que les élèves chantent, on peut voir les monuments connus de Budapest. A la fin, le bus arrive au LFGEB. On voulait réaliser une scène de tous les jours: des enfants joyeux arrivant à l’école le matin.

Quelles expériences avez-vous vécues au cours de la réalisation de ce projet ?

Je l’ai fait de bon cœur; je n’avais pas à me forcer pour travailler. L’amour que je porte pour le Lycée vient du fait que ma fille s’y épanouit. Et comme j’apprécie beaucoup les chansons françaises, c’était une sorte de défi de savoir si l’on était capable de créer une chanson de ce style. J’ai accompli mon rôle avec joie.

Est-ce que les chansons françaises vous ont inspiré ?

Oui, j’apprécie les chansons françaises et elles m’ont inspiré. Comme j’écris les chansons de mon groupe Gringó Sztár avec le compositeur Péter Erdélyi, c’est à lui que je me suis directement adressé. C’est un excellent musicien et il a tout de suite compris le genre de musique que je voulais. On imagine quelque chose, puis on ferme les yeux et on sent une ambiance monter en soi. Et c’est là qu’arrive le compositeur qui permet à l’idée de devenir réelle. Quand la base musicale est prête, il faut la remplir avec des paroles qui expriment la même atmosphère que la musique. Ce qui m’inspire, c’est de créer quelque chose qui n’existe pas encore.  

D’après vous, la chanson “Merci Budapest” peut-elle devenir populaire ?

Si les élèves la chantent beaucoup, sûrement! On essaye de tout faire pour que la chanson passe à la radio. Si on nous donne l’occasion de l’introduire ici ou là, ce sera déjà une bonne chose. Les élèves du LFGEB doivent faire vivre la chanson. Les paroles sont simples à retenir, porteuses de bons souvenirs de l’école, et donc idéales pour être chantées lors des fêtes scolaires. J’ai déjà des expériences sur ce sujet-là, car il m’est arrivé d’écrire une chanson pour l’école Lauder (“Állj mellém!”). C’est quand j’ai écrit cette chanson que j’ai compris à quel point c’était important qu’une école ait sa propre chanson car elle restera un bon souvenir pour tout le monde. Nous écoutons souvent en famille la chanson “Merci Budapest” et on espère qu’elle aura tout le succès qu’elle mérite. Ce qui est sûr, c’est qu’elle sera encore chantée lors du 100ème anniversaire du Lycée Français Gustave Eiffel de Budapest.

Pourquoi avez-vous inscrit votre fille au Lycée Français Gustave Eiffel de Budapest ?

Nous avons soigneusement consulté les écoles du quartier car nous attachons de l’importance  à l’éducation de notre fille. Plusieurs raisons nous ont permis d’aboutir à notre choix final. Premièrement, ma femme et moi-même sommes ouverts à la culture française. Deuxièmement, c’est une solution parfaite pour notre famille car l’école n’est pas loin de notre domicile. Et c’est aussi après avoir comparé le système éducatif français au système hongrois que nous avons choisi d’inscrire notre fille au LFGEB.

D’après vous, quel est le rôle de la musique pop en Hongrie ?

C’est un secteur musical divertissant. Sa caractéristique la plus importante, c’est d’apporte du bonheur à celui qui la joue et à celui qui l’écoute. Une fois que l’on a pris goût à la musique, on ne peut plus s’en passer. La musique, c’est l’harmonie, le bonheur. Quand j’en joue, je me sens libre et cette liberté est exceptionnelle. On dit que la musique est une preuve de l’existence de Dieu parce qu’elle peut être tellement parfaite et avoir une si grande énergie que l’homme a l’impression de sentir une présence surnaturelle.

Klaudia Horkai, Marie-Christine Steens et Szonja Garai

Lecture- correction :

Camille Eschenbrenner 

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