L’Obéron de C.M. von Weber à l’Opéra de Budapest (Théâtre Erkel)

C’est sur une commande du Covent Garden de Londres que Weber composa Obéron, son dernier opéra, d’après un poème de Wieland traduit pour la circonstance en anglais (1). Très malade - il était rongé par la tuberculose -, Weber, littéralement épuisé, mit ses dernières forces dans la composition, puis dans les répétitions et la direction de l’opéra, créé à Londres en avril 1826 (2). Il allait mourir à peine deux mois plus tard, alors qu’il s’apprêtait à regagner l’Allemagne. Des circonstances, donc, particulièrement pénibles. Malgré cela, l’œuvre de Weber remporta immédiatement un immense succès. Et pourtant, non satisfait du livret et de la structure de l’opéra, Weber projetait d’en réaliser une révision, une fois rentré en Allemagne, ce qu’il n’eut pas le temps de réaliser. Détail touchant: afin de pouvoir travailler sur le livret, Weber, pourtant affaibli, suivit des cours intensifs d’anglais (153 leçons !). 

L’Épiphanie „à la hongroise” et „à la française", deux traditions foncièrement différentes

Il y a peu, nos compatriotes ont célébré le 6 janvier en tirant, comme il se doit, les rois autour de cette fameuse et si délicieuse galette. Une tradition bien ancrée, au point qu’elle se pratique tout autant sur les lieux de travail qu’entre amis ou en famille. Une coutume dont l’origine remonte aux plus anciens temps. Déjà sous les Romains, l’habitude était prise en fin d’année de célébrer Saturnus, dieu du sommeil. En cette occasion (saturnales), probablement dans l’espoir de voir le dieu préférer garder le sommeil et laisser son petit monde en paix sur les 11 mois restants, le monde romain était littéralement tombé sur la tête. C’est ainsi qu’inversant les rôles, les esclaves étaient invités à élire, pour le temps de la fête, un roi, le „saturnalicius princeps », l’élection se déroulant à l’aide de fèves.

Bourses bilatérales pour des séjours d’études ou de recherche

La Fondation Publique Tempus, coordinatrice, entre autres, des bourses intergouvernementales en Hongrie, relance son appel à candidatures pour des séjours de recherche de 3 jours à plusieurs mois jusqu’au 31 mai 2018. Les candidats  doivent être diplômés de master, professeurs ou chercheurs, tous domaines confondus. Ils peuvent choisir comme institution d’accueil des institutions publiques de l’enseignement supérieur, ou tout autre institut de recherche en Hongrie. (appel : http://tka.hu/international-programmes/4133/information-for-applicants )

Les échecs: “ Un jeu magnifique qui fait partie de l’Histoire de l’Humanité”

Rencontre avec Péter Hardicsay

 

Le jeu d’échecs est certainement l’un des jeux les plus anciens et l’un des plus connu. Ce sport demande réflexions et intuition. Nous avons rencontré le maître international Péter Hardicsay de retour d’une compétition internationale d’Italie.

JFB : A quel âge avez-vous commencé à jouer aux échecs ? Comment ce jeu est-il devenu une passion pour vous ?

 

P. H. : C’est à l’âge de six ans que j’ai découvert ce jeu pour la première fois. Mon grand-père et mon père m’y ont initié et c’est à quinze ans que je suis parti faire des compétitions. J’ai toujours considéré les échecs comme une distraction. En même temps je le prends très au sérieux, particulièrement depuis que je fais des recherches à ce sujet.

L’ivresse de la vitesse

Mardi 12 décembre était projeté à l’Institut Français un documentaire intitulé “Tout s'accélère” réalisé par Gilles Vernet. Un documentaire qui dresse un constat terrible de nos sociétés occidentales et de nos modes de vie.

Longtemps j’ai vécu en accéléré”. C’est par ces mots que s’ouvre le documentaire. Mots prononcés par Gilles, ancien trader reconverti à présent dans l’enseignement en région parisienne. Interpellé par cette course contre la montre effrénée (qu’il a expérimentée) de nos sociétés occidentales, il a souhaité filmer les réflexions de sa classe de CM2 à ce sujet. Pourquoi cherchons-nous tant à aller si vite ? Pourquoi et comment la vitesse est devenue un impératif si pesant ces dernières décennies ?

 

Lucien Hervé : géométrie de la lumière

Exposition au Château de Tours, 18 novembre 2017 – 27 mai 2018

Les lecteurs de Budapest peuvent se souvenir de l’exposition du photographe Lucien Hervé au Musée des Beaux-Arts en 2010. À l’occasion  du centenaire de la naissance de l’artiste d’origine hongroise ce grand musée budapestois a acquis 100 photographies représentatives de son œuvre. En 2017 les 10 ans de sa disparition sont marqués en France par la plus grande rétrospective qui lui est consacrée grâce au Jeu de Paume. L’exposition a été inaugurée le 17 novembre dernier au château de Tours dans le cadre d’une fructueuse collaboration qui lie la municipalité depuis plus de 10 ans avec cette institution parisienne spécialisée dans la photographie. Elle prend la suite d’autres grandes expositions de photographes renommés comme André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Sabine Weiss ou, il y a quelques mois, Willy Ronis.

Nissa la Bella

Dans le cadre de la candidature de la ville de Nice à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, François Laquièze, directeur de la mission Nice Patrimoine mondial était présent à l’Institut Français le mercredi 6 décembre. L’ancien directeur de l’Institut Français était venu présenter les caractéristiques patrimoniales et historiques de la ville justifiant cette candidature. Assurément, la cité niçoise dispose de nombreux atouts.

L’Orchestre du Festival de Budapest en coulisses: répétition de concert (Bach, Bartók, Brahms)

Dans les cercles mélomanes, il n’est pas rare d’entendre évoquer les „trois grands B”, à savoir Bach, Beethoven et Brahms. Trois „B” qui figurent précisément au programme d’une série de concerts donnés début décembre par l’Orchestre du Festival de Budapest (BFZ): Bach et Brahms, donc, mais le troisième étant ici Bartók. Si Béla Bartók n’est pas Beethoven, il n’en demeure pas moins et sans conteste avec Stravinsky l’un des plus grands compositeurs du siècle dernier. Qui plus est, un Hongrois. Au programme: le 3ène concerto brandebourgeois de Bach, la musique pour cordes, percussions et célesta de Bartók et la 3ème symphonie de Brahms.

La Traviata à l’Opéra de Budapest: une production pour le moins surprenante...

Pour cette production de la Traviata, cinq représentations étaient données d’affilée, toutes à guichet fermé. Le rôle-titre (Violetta) étant partagé entre la jeune soprano ukrainienne Tetiana Zhuravel et la Hongroise Erika Miklósa. C’est cette dernière qui tenait le rôle dans la représentation à laquelle il nous a été donné d’assister. Très appréciée du public hongrois, Erika Miklósa jouit par ailleurs d’une solide réputation au plan international, disposant de références telles que les opéras de Paris, Londres, Vienne et New-York (1). Donner aujourd’hui la Traviata, probablement l’opéra le plus joué de Verdi (2), constitue une gageure pour qui se souvient des Violetta incarnées par des noms prestigieux tels que Maria Callas, Renata Scotto, Ileana Cotrubas, Anna Netrebko et tant d’autres. Qu’en fut-il, donc?

Quelle politique pour demain ?

L’institut Français avait l’honneur en ce jeudi 30 novembre d’accueillir l’historien et sociologue français Pierre Rosanvallon. Le professeur a pu pendant une heure répondre à diverses questions sur les thèmes de l’Etat-Providence et de la démocratie.

C’est devant un public essentiellement composé de lycéens que le professeur Rosanvallon s’est exprimé dans l’amphithéâtre de l’Institut Français. Sa venue était un événement important sans aucun doute et c’est pourquoi étaient aussi présents monsieur l’ambassadeur Eric Fournier ainsi que le directeur de l’Institut monsieur Frédéric Rauser.

 

La conférence fut organisée de la manière suivante: trois-quatre questions préparées par les lycéens furent posées et c’est à partir de celles-ci que Pierre Rosanvallon s’est efforcé, en y répondant, de partager sa pensée et ses idées sur ces sujets si complexes.

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