Budapest : le livre à nouveau fêté en vedette

 

89ème Semaine du livre *

 

Qui va encore nous faire croire que le livre est mort, tué par internet ? Rassurez-vous, le livre se porte bien et a encore de beaux jours devant lui. Pour preuve les succès remportés par les innombrables salons dont il fait l'objet un peu partout dans le monde **. Budapest n'étant pas en reste, bien au contraire.

Budapest: trois jeunes chefs en quête de reconnaissance

Épreuve publique de diplôme au Conservatoire de Budapest : Mozart, Schubert, Beethoven

 

Voilà une sortie quelque peu inédite pour clore cette saison musicale : l'épreuve publique de fin d'études imposée à trois jeunes élèves du Conservatoire de Budapest (Académie Franz Liszt), section Direction d'orchestre. Deux bonnes raisons de nous y rendre : le programme, tout d'abord : Mozart, Schubert, Beethoven. Mais aussi l’occasion de découvrir éventuellement des jeunes talents, qui sait ? Les postulants : deux garçons et une fille : Levente Zsíros, Lars Dávid Sárosi, Bernadett Vida. Au programme : la 39ème symphonie K.543 de Mozart (Levente Zsíros), la 4ème, dite „Tragique”, de Schubert (Bernadett Vida) et la 4ème de Beethoven (Lars Dávid Sárosi). Pour les suivre : les musiciens de l'Orchestre symphonique MÁV.

Hommage aux arts français à l’ELTE

Vendredi 4 mai avait lieu une soirée culturelle française au sein de l’ancienne et prestigieuse université Loránd Eötvös, au Centre Interuniversitaire d'Etudes Françaises, votre reporter et sa rédactrice en chef y ont assisté pour vous !

Enikő Szilágyi, un soir, en pleine lumière ...

Enikő Szilágyi apparaît sur les scènes de Paris, Bruxelles et  Budapest devant un public captivé. Hongroise de naissance, bilingue, elle a été l’héroïne de remarquables films roumains en même temps qu’elle s’est produite en hongrois dans les grandes salles de théâtre de sa Transylvanie natale avant de quitter sa patrie et de devenir citoyenne de l’Europe.

Budapest : soirée Mozart-Beethoven

Un remontant bienvenu au sortir de l'hiver...

Pour nous faire oublier les rigueurs de l'hiver et nous offrir un petit remontant en ces beaux jours de printemps, rien de tel que de nous faire passer une soirée en compagnie de Mozart et Beethoven.  Rien d'original, certes, mais voilà au moins deux valeurs sûres pour nous garantir a priori une soirée réussie. D'autant que le programme du concert, donné à l’Académie de Musique de Budapest, avait tout pour séduire: Ouverture des Noces de Figaro suivie du concerto pour piano en la majeur K488 (le 23ème) et, pour couronner le tout, la Symphonie Héroïque. Œuvres interprétées par l'Orchestre symphonique MÁV placé sous la baguette de Péter Csaba, avec Menahem Pressler en soliste dans le 23ème. 

Budapest: la Messe en ut de Beethoven sous les murs du Château

Journées „Beethoven à Buda”

S'il fréquenta assidûment en Hongrie le château de Martonvásár où résidait la famille Brunswick, Beethoven ne se rendit qu'une seule fois à Buda: le 7 mai 1800, pour y donner un concert au Théâtre du Château. Pour commémorer l'événement, la mairie du quartier (1er arrdt) organise chaque année des Journées „Beethoven à Buda”. Ce, depuis près de vingt ans. Avec cette année une série de dix concerts tenus tout le long de la première semaine de mai. Concerts et récitals associant musique instrumentale, musique de chambre, musique religieuse, symphonique et concertante qui se tiennent dans le quartier du Château. Volontairement placés dans un cadre intime et généralement joués sur instruments d'époque pour restituer l'ambiance d'origine. Avec une trouvaille inédite: une soirée d'adaptation-improvisation en jazz sur des thèmes du compositeur (plus ou moins heureuse, reconnaissons...) et, pour la première fois, un concours de composition.

Rencontre avec la ParaDance Company

Cette troupe, fondée en 1995, est exclusivement composée de danseurs en fauteuils roulant. Ils donnaient une représentation dimanche 29 avril, à 18 h, dans l'auditorium de l’Université d'Europe centrale. Plusieurs spectacles auront également lieux cette semaine.

Conférence de Thomas Piketty retransmise à Budapest : où en est l’idéal européen de l’inégalité ?

Un jour après la réception de l’économiste-vedette à la Central European University, c’est l’institut français qui a rendu honneur au prix Nobel d’économie mercredi dernier. Grâce à la retranmission en direct dans plus de 15 pays autour du monde dont la Hongrie de sa conférence donnée depuis de l’École Normale Supérieure, les auditeurs ont pu suivre une présentation intéressante sur les inégalités qui s’inscrit dans une série de débats intellectuels, baptisée « Une certaine idée de l’Europe ». Comme son nom l’indique, le groupe d’étude géopolitique organisant l’évènement a voulu propager la vision sur l’Europe de chacun de ses intervenants dans le but de relancer la réflexion sur les idéaux européens.

Les contes de fées s’incrustent dans la Haute Couture

La talentueuse créatrice de mode hongroise, Katti  Zoób, a présenté à l’occasion du Budapesti Tavaszi Festivál, sa nouvelle collection féerique et traditionnelle.

Très connues dans le monde de la Haute Couture européenne, et souvent présentes dans le monde du cinéma hongrois, les créations Katti Zoób s’inspirent de nombreux thèmes originaux, tels que l’eau, la route de la soie, et aujourd’hui le monde du Fairy Tail. Les contes de fées enchantent et font rêver, et de nombreuses grandes maisons de haute couture, d’horizons différents, s’inspirent de ce monde imaginaire pour réaliser de riches créations artisanales propres à leur culture. Ancienne marionnettiste télévisée, Katti Zoób connait bien cet univers, et souhaite avec cette collection refléter la mode contemporaine, en alliant pour cela des motifs folkloriques et des objets anciens, comme la broderie ou des lacets, vieux de 150 ans, tout en s’inspirant des contes de différents pays L’artisanat traditionnelle de haute qualité est un point central de cette création, pour le grand plaisir des spectateurs. À travers ces créations, marquées par des cultures d’horizons variés, et l’accompagnement musical mélodieux, ce défilé nous fait voyager à travers la culture féerique et folklorique de différents pays.

Dans le cadre prestigieux du Pesti Vigadó, et sous la mélodie enchanteresse du violoniste, le défilé de mode Katti Zoób 2018 a ainsi charmé les nombreux participants.

Eva Boutin

Retrouvez cet évènement en vidéo par ici : https://www.youtube.com/watch?v=Mr0eXtUooII

Pour en voir plus, ça se passe par ici : https://www.facebook.com/events/276971199505781/?active_tab=discussion

L’exposition de Mátyás Oláh au FUGA à Budapest

Voilà une exposition à ne pas manquer tant la maîtrise de cet artiste est grande (époustouflante même), il parvient à nous dire aussi bien son émotion que son rire, la mort que la vie et même les « civilisations » et ce avec une maîtrise absolue quel que soit le support qu’il utilise, ce n’est pas une exposition, c’est à lui, tout seul, un festival qui fait se rencontrer la pierre gravée, le pastel, la peinture à l’huile et les collages.

Le rire, ses épigrammes peints posés en série et qui disent aussi la quiétude du rire : le sourire car son rire n’est pas bruyant, seulement illustration de jeux de mots ( en hongrois) illustrés avec maestria ; sa douleur se perçoit dans le « n’oubliez pas » de ce que furent nos guerres nationalistes, tant en peinture qu’en montages photographiques très dadaïstes, photos où la mort domine, quant à l’émotion, elle se fait vie par des personnages stylisés mais qui révèlent l’âge, le temps qui passe et même la dissolution de cette existence éparpillée et que l’on sent prête à renaître, se re-composer, même si la grisaille s’empare alors de l’œuvre telle un questionnement ; « se re-composer  mais comment ?». Le doute, là, s’installe mais il reste dans « vivant ».

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