Ces Hongrois „plus français que les Français”, partie intégrante de notre patrimoine culturel

Ne les oublions pas...

S´il fallait dresser un bilan de la présence de noms issus de l´étranger dans le patrimoine culturel de la France et, à l´inverse, la part de création imputable à nos ressortissants expatriés de par le monde, la balance pencherait indiscutablement en faveur des premiers. Ce qui est flagrant dans des domaines tels que la littérature (Ionesco, Troyat), des Beaux-Arts (Picasso, Chagall, Modigliani, Foujita), mais aussi dans le monde du cinéma ou de la variété (Montand, Aznavour, Mouskouri), ou encore dans le domaine de la mode, voire de la politique. Sur ce plan, la France - derrière les États Unis - est probablement l´un des pays au monde où cette contribution d´origine étrangère est la plus prononcée. Certes, des exemples peuvent être cités à l´inverse, mais plus rares et qui toucheraient peut-être davantage le monde des affaires (tels les anciens présidents des groupes Braun et Volkswagen en Allemagne).

Re-Verzio 2019

“Des gens que je connais vont voir la pièce, comment est-ce qu’ils vont réagir quand ils vont savoir que je suis Serbe ?”

Vingt ans après la guerre en Croatie, ses stigmates sont encore bien présents. C’est ce dont témoigne le film documentaire du réalisateur croate Nebojša Slijepčević intitulé Srbenka et diffusé jeudi 7 février dans le cadre de la première soirée du Re-Verzio 2019.

Durant ce film, nous sommes plongés au cœur des répétitions d’une pièce de théâtre d’Oliver Frlj|ìc. Cette oeuvre raconte le meurtre d’une jeune Serbe et du reste de sa famille durant l’hiver 1991 à Zagreb. Elle replace cette tragédie dans le présent et montre son impact dans la société croate. Au cours du visionnage, le spectateur se rend compte que cette société est toujours aussi divisée par ses problèmes ethniques. De la première lecture du texte par les acteurs à la présentation au public, en passant par les conseils de mise en scène et d’interprétation du dramaturge, le film dresse en pointillés les discriminations que la minorité serbe continue de subir dans la Croatie d’aujourd’hui. L’interrogation mise en exergue, prononcée par Nina, jeune actrice serbe, est à elle-seule représentative de cette violence et de la difficulté d’assumer ses origines serbes par peur de se les voir reprocher.

Un samedi dans le Paris de la Belle Epoque

Ce samedi 02 février, le cinéma d’art et d’essai Uránia projetait le nouveau film de Michel Ocelot Dilili à Paris. en partenariat avec Anilogue et l’Institut français.

Coup de coeur: "Le Bûcher" du romancier hongrois György Dragomán (1)

György Dragomán.... Ce nom vous dit-il quelque chose? Probablement, pour peu que vous soyez un lecteur assidu au fait des nouveautés sorties en librairie.  Considéré par daucuns comme la figure la plus en vue de la littérature contemporaine hongroise, ce romancier est originaire de Transylanie (Marosvásárhely/Târgu Mureş). Ayant quitté la Roumanie à lâge de 15 ans pour sinstaller avec ses parents en Hongrie, il réside à Budapest où il a suivi des études supérieures de philosophie et de littérature contemporaine anglaise. Le départ de la famille (1988) a précédé dun an la chute du régime Ceaucescu.

Cest en 2002 qu‘il se fit remarquer avec un premier roman ("A pusztítás könyve", mot à mot "Le livre de l anéantissement"), couronné par la critique. Il avait alors 29 ans. Trois années plus tard parut son deuxième roman, "Le Roi blanc" (A fehér király)  qui, également primé, lui valut une consécration définitive tant en Hongrie que sur la scène internationale. Également loué par la critique, suivit un troisième roman,  "Le Bûcher"  (Máglya) publié en Hongrie en 2014 et sorti récemment en France dans une traduction de Joëlle Dufeuilly. C est ici, à lattention du lecteur francophone, de sa traduction que nous rendons compte. Outre son activité décrivain, Dragomán consacre le principal de son temps à la traduction décrivains de langue anglaise.

Hongrie : la seconde mort d´Imre Nagy

  Récit d´une exécution posthume

 

C´était l´un des monuments les plus photographiés de Budapest. La statue d'Imre Nagy, appuyé au parapet d´un pont en bronze face au Parlement, faisait la joie des touristes. Mais voilà qui est bien fini. Ceux qui, sur les conseils de leur guide, viendront l´y chercher, ne la trouveront plus : elle a été démontée dans la nuit du 28 décembre pour se voir reléguée loin de là dans un square isolé.

Budapest : Mozart et Beethoven à l'affiche pour terminer l'année en beauté

Académie de Musique

Il est d´illustres inconnus dont le nom ne sera passé à la postérité que par le bon vouloir de grands hommes. Tel le violoniste français Kreutzer qui ne daigna même pas jouer la sonate que lui avait dédiée Beethoven. Ou encore un certain Sigmund Haffner, bourgmestre de Salzbourg. Ce dernier avait commandé au jeune Mozart une musique pour célébrer son anoblissement. Mozart, qui lui avait déjà dédié une sérénade, coucha alors sur le papier deux menuets, lui promettant une suite. Mais on en resta là. Ce n´est que trois ans plus tard (1785) que Mozart paracheva sa partition en la modifiant passablement, pour nous donner sa 35ème symphonie en ré majeur (K385) aujourd´hui connue sous le nom de symphonie „Haffner”. L´une des plus belles. Conçue à l´origine sous la forme d´une sérénade, Mozart en fait littéralement exploser le cadre (1) pour nous offrir une symphonie à part entière, la première de la série des sept „grandes” qui culmineront avec Jupiter.

„Travail, Famille, Patrie”, la devise de Viktor Orbán

„Travailler plus pour gagner plus!” Tel est le slogan qui, en Hongrie, revient sans cesse à la bouche de Viktor Orbán et de ses partisans. De là l´adoption d´une loi modifiant le Code du Travail : passage de 250 à 400 le nombre des heures supplémentaires autorisées sur une période de trois ans. Voilà qui est bien beau. Sauf que... Contrairement à ce que l´on veut nous faire accroire, ces heures supplémentaires pourront être de facto imposées par l´employeur à ses salariés. Par ailleurs, le règlement desdites heures supplémentaires ne sera effectué qu´à l´issue de ladite période triennale, et non en temps réel. Or, à moins que d´être un fana invétéré du travail, la raison pour laquelle un employé acceptera d´effectuer des heures supplémentaires est de satisfaire un besoin immédiat d´argent. Allez donc expliquer à vos créanciers que, certes, vous ne manquerez pas de les payer, mais… dans trois ans seulement. Quant au volontariat, allons donc ! Une clause à votre contrat par laquelle vous vous engagez à accepter d´effectuer, au gré de l´employeur, ces 400 heures. Vous refusez de signer ? „Bye bye, par ici la porte !”  Par ailleurs, des heures supplémentaires bien sûr imposées. La raison de cette mesure ? Le sous-emploi qui règne en Hongrie. Notamment pour la main d´œuvre qualifiée qui, sous-payée et souvent confrontée à de mauvaises conditions de travail, part définitivement en masse pour l´étranger. Jusqu´à présent 600 000 jeunes, soit 15% de la population active. Et le mouvement ne fait que s´amplifier. Une loi qui provoque un tollé général chez les syndicats, bien évidemment non consultés. De quoi faire reculer Viktor Orbán ? Probablement pas, car il sait fort bien que, même si un récent sondage donne 83% de la population hostile au projet, la grande masse n´osera trop réagir par peur de perdre son emploi. Le plus piquant dans l´histoire est que ces messieurs les députés, au demeurant grassement payés, n´ont pratiquement jamais connu le monde du travail, directement entrés dans la politique à peine sortie de l’université, au moment du changement de régime (1).

Concert de charité de KórházSuli

 KórházSuli est une organisation civile ayant comme objectif d’aider l’apprentissage des enfants malades.

Celle-ci fonctionne grâce à des volontaires lycéens ou étudiants, qui aident les enfants malades en leur faisant bénéficier de cours et leçons personnalisées à domicile ou par internet. Cette démarche a pour but de les motiver et d’éviter l’enfermement social, afin d’accélerer le processus de guérison. De ce fait, grâce à KórházSuli, les enfants pourraient ainsi réintegrer plus rapidement leur école respective.

Depuis 4 ans, les volontaires ont eu la possibilité d’aider plusieurs centaines de malades. KórházSuli organise régulièrement des conférences avec des ateliers de sensibilisation. Par ailleurs, si vous êtes intéressés, sachez que tout étudiant doit suivre une formation avant toute implication dans l’association.

6 décembre : Mikulás (Saint Nicolas)

 

Objet de culte chez les petits (et les grands) en Hongrie

Si je vous dis 6 décembre, vous me répondrez : „la fête des Nicolas, Colin et Colas, sans oublier les Nicole”. Certes. Mais encore ?  La Saint Nicolas, fête des enfants, célébrée aujourd’hui aux quatre coins du monde.

Qui était donc ce saint Nicolas ? Évêque de Myre en Asie mineure, il vécut à la charnière des IIIème et IVème siècles. Le peu que nous savons à son sujet est, que, participant au premier concile de Nicée, il fut un farouche opposant à l´arianisme. Par ailleurs, issu d´une famille aisée, il hérita d´une belle fortune qu´il fit distribuer aux pauvres. Enfin qu´il fut un moment persécuté par les Romains. Nous savons aussi que, dès sa mort, son culte se répandit rapidement dans la région, notamment à Chypre, en Crète et en Grèce, comme en témoignent les nombreuses icônes qui nous en ont été laissées. Avec l´apparition d´une première légende : le suintement d´une huile odorante émanant de sa relique, de la sorte parfaitement conservée. Reliques qui, suite à la victoire des Ottomans sur l´armée byzantine (1071), furent en partie enlevées et dispersées en plusieurs lieux d´Europe, principalement à Bari et en Lorraine (église St Nicolas-de-Port).

Á l´affiche à Budapest : Francis Veber et Monsieur Pignon, sauce paprika

 

„Le placard” au théâtre Thália

Les amateurs de cinéma connaissent vraisemblablement la trilogie de Francis Veber sur les aventures et mésaventures de Monsieur Pignon. Ou du moins en ont-ils eu écho.  Dont „Le placard” avec Daniel Auteuil, Gérard Depardieu et Thierry Lhermitte. Pas un chef d´œuvre, mais un gentil divertissement. Le scénario en gros : menacé de licenciement, le malchanceux Pignon, plaqué par sa femme et boudé par son fils, se trouve au bord du suicide. Mais un ami le remonte et lui suggère une idée qui le sauvera : se faire passer pour homosexuel, rendant du coup son patron - fabricant de préservatifs - suspect de discrimination en cas de renvoi. Traduit en hongrois et adapté à la scène, le Placard est actuellement à l´affiche du théâtre Thália sous le titre „Soyez un homme, Monsieur Pignon !” („Legyen férfi, Monsieur Pignon !”)

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