« Un programme ambitieux » pour la dixième édition du festival du film francophone

Et de dix ! Mercredi soir, s’ouvrira la dixième édition du Festival du film francophone, organisé par l’Institut français de Budapest.

La Vérité, du japonais Hirokazu Koreeda avec Catherine Deneuve et Juliette Binoche ouvrira, mercredi soir, le bal des 23 films francophones projetés jusqu’au 7 mars. Frédéric Rauser, le directeur de l’Institut français annonce « un programme ambitieux » pour cette dixième édition. Les salles obscures du cinéma Art +, de l’Urania Nemzeti et de l’Institut français accueilleront des productions non seulement françaises, mais aussi belges, canadiennes et algériennes. En têtes d’affiches, des grands noms du cinéma francophone : de Jean Dujardin à Léa Seydoux en passant par Vincent Lacoste, Jean-Paul Rouve ou encore Golshifteh Farahani.

L’événement est devenu l’un des plus importants festivals de cinéma de Hongrie. L’an dernier, 14.000 spectateurs s’y sont rendus. M. Rauser partage ses ambitions : « On espère en avoir plus cette année ! » Certes, le Festival du film francophone s’est ancré dans le paysage culturel hongrois, mais au bout de dix ans, il ne manque pas de se renouveler. La nouveauté de cette année ? L’apparition de cinq catégories de films : suspens, famille, jeunesse et enjeux contemporains, animation et classiques. L’idée est de proposer une « programmation très diversifiée » précise Frédéric Rauser à l 'assemblée composée notamment d’une dizaine d’ambassadeurs « amis de la francophonie », lors de la conférence de presse du 18 février.

Outre les projections classiques, les organisateurs du festival proposent une Journée du film d’animation, le dimanche 1er mars, et une masterclass autour de « l’art du documentaire ». Un hommage sera également rendu à Anna Karina, incontournable actrice de la Nouvelle vague décédée en décembre dernier, avec le film remasterisé La Religieuse de Jacques Rivette.

Le secrétaire d’Etat hongrois aux Ressources humaines, en charge de la culture, rappelle à son tour l’objectif de « viser un public toujours plus large » et que de plus en plus de personnes « tombent amoureuses de la langue française ». Cette volonté se traduit par l’extension du festival à quatorze autres villes hongroises, dans lesquelles seront aussi diffusés les films. Il ajoute : « Avec une langue, on transmet et on reçoit une culture ».

Au-delà des cinéphiles, l’événement aspire à attirer les amoureux de la langue française, en cette année 2020 qui verra l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) souffler sa cinquantième bougie. L’OIF peut compter sur la Hongrie pour promouvoir la culture française puisqu’ici le français est la troisième langue préférée des collégiens et lycéens.

Les dix ans du Festival du film francophone, les cinquante ans de l’OIF, l’année anniversaire ne s’arrête pas là car le Festival du film francophone s’inscrit dans le cadre du mois de la francophonie qui fête en 2020 … ses vingt ans. Danse, musique, concert baroque, spectacle humoristique et festival de jazz français, il y en aura « pour tous les goûts et tous les âges ».

Manon Martel

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