La chronique du palais de Natacha Guego

L’ancien Vörös és Fehér, rouvert depuis janvier dernier par de nouveaux propriétaires (dont l’un des propriétaires de Bortársasàg), s’est transformé en un véritable petit bistrot un peu branché et plutôt sympa. Le décor floral et coloré des murs fait contraste avec les tables recouvertes de nappes blanches et les chaises bistrot en bois noir. L’endroit est presque plein, même le midi, bien que la décoration ne soit pas encore tout à fait terminée. Le bar, complètement entouré de cartons de vins, au centre de la seconde salle avec son ouverture sur la cuisine installée en mezzanine, donne même l’impression de n’être fait que de ces cartons et certains, ouverts sur le dessus, vous laissent découvrir un large choix de vins hongrois que vous pouvez déguster au verre. Par contre, en cuisine, tout est déjà bien en place et le rapport qualité/prix est plutôt intéressant.

La carte n’est pas très longue mais propose une sélection de produits frais de saison. J’ai beaucoup aimé le service des soupes et du bouillon : une grande assiette à soupe blanche dans laquelle est joliment installée la garniture et le bouillon qui arrive dans une cassolette en cuivre et que l’on vous verse délicatement sur la garniture. Très réussis, le magret de canard parfaitement cuit rosé avec sa purée de tomates fraîches, dommage que les pommes de terre sautées soient un peu molles, le cabillaud lui aussi parfaitement cuit avec une délicate odeur de beurre noisette sur un généreux lit de pâtes fraîches ou la souris d’agneau aux zestes de citrons confits et ses légumes grillés encore croquants. Les pâtes aux courgettes ont par contre un peu moins fait l’unanimité, sans grand intérêt !

Moins léger, vous pourrez aussi opter pour un coq au vin maison, un filet de porc aux croûtons et sauce aux anchois ou un ragoût de volaille aux pommes de terre.

Mais en fait vous risquez de ne pas retrouver la majorité de ces plats car la carte change en fait assez fréquemment en fonction des arrivages et des produits disponibles sur le marché (ou chez les fournisseurs !).

N’hésitez pas à demander s’il y a un menu du jour (en fait de menu, le midi où nous y étions, il y avait une soupe de Palóc excellente et en dessert des beignets maison à l’abricot qui avait l’air très appétissants, de vrais beignets ronds comme chez nous). Je me suis laissée tenter par le risotto à la noix de coco et à l’ananas, très bon et crémeux même s’il eût été plus réussi si le riz avait directement cuit dans du lait de coco. La tarte Tatin est elle aussi assez réussie, servie ce jour-là avec une originale boule de glace maison à la pomme verte légèrement additionnée de menthe fraîche. Surprenant mais tout à fait réussi !

Le service est assez simple mais efficace sans temps d’attente dans une atmosphère musicale très parisienne (ils se sont déjà procuré le dernier CD d’Olivia Ruiz !).

Petit détail original, le restaurant n’a pas le téléphone. Ici on ne réserve pas, l’on arrive et l’on s’installe s’il y a de la place, et ça marche. Par contre pas de téléphone donc pas de machine pour régler par carte de crédit, prévoyez d’avoir du liquide sur vous pour régler l’addition assez raisonnable : en moyenne comptez 4000ft par personne sans les vins (et pourtant nous avions pris entrée, plat et dessert).

Une nouvelle bonne adresse sur Andrássy dans un endroit vraiment décontracté.

 

Klassz

Bp 1061, Andrássy út 41

Tous les jours de 11h à 23h (sauf le dimanche, fermeture à 18h)

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