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Revue de Presse


By JFB - Posted on 20 septembre 2007

La visite du président Sarkozy dans la presse hongroise

L’agence de presse nationale MTI a publié dès le 6 septembre l'annonce selon laquelle Paris avait confirmé que le président Nicolas Sarkozy viendrait en Hongrie le 14 septembre prochain. Le porte-parole du Palais de l’Elysée, David Martignon, a informé la presse hongroise que le président français rencontrerait le premier ministre Ferenc Gyurcsány et le président László Sólyom lors de son séjour. David Martignon a expliqué les raisons de la visite par le fait que la France qui occuperait la présidence de l’Union européenne le premier semestre prochain, souhaite renouer les liens avec les pays d’Europe centrale et de l’Est. Le président du Parlement, Katalin Szili, a ajouté que le président Sarkozy tiendrait également un discours au Parlement.

La presse hongroise, notamment le quotidien Népszabadság, avait déjà évoqué la probable rencontre des dirigeants français et hongrois dès le 19 juin dernier, lorsque Nicolas Sarkozy et Ferenc Gyurcsány s'étaient entretenus par téléphone. Durant cette discussion d'une dixaine de minutes, le président Sarkozy avait souligné qu’il compterait sur le support hongrois lors des négociations sur le traité constitutionel de l’Union. Ce sujet était au coeur même de la présidence allemande cette année. Ce n'est pas par hasard que certains journalistes mettent en parallèle la visite du président Sarkozy et la récente viste de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui avait rencontré Ferenc Gyurcsány en août dernier. Dans les colonnes du Népszabadság, le légendaire journaliste Endre Aczél, célèbre pour ces pertinentes analyses en politique extérieure, a en outre formulé l’hypothèse selon laquelle la visite des dirigeants des pays les plus puissants d’Europe, l’Allemagne et la France, serait un geste de sympathie envers la politique de la Hongrie en faveur d'une intégration européenne „serrée”.

Avant de publier des analyses et commentaires sur la date et les raisons possibles de l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les journaux hongrois ont surtout insisté sur les racines hongroises de l’actuel président français et ses liens avec le président du Fidesz, Viktor Orbán. Ce premier sujet fut pendant longtemps le débat prioritaire dans la presse hongroise, où même la majorité des médias de gauche ont salué la victoire de Sarkozy aux élections présidentielles. Pourtant, de plus en plus d’articles quelque peu ironiques ont été publiés sur le fait que Nicolas Sarkozy ne souhaitait pas ranimer les mémoires sur les originies hongroises de son père.

L’exemple le plus parlant de ce type d'articles fut celui du journaliste de l’hebdomadaire 168 óra, Thomas Schreiber. Il s’agit d’une anecdote de la rencontre franco-hongroise de 1994 à Budapest à laquelle Nicolas Sarkozy avait participé en tant que ministre du budget. A cette occasion, le comité de réception hongrois avait préparé un luxueux livre relié sur l’Histoire de la famille Sárközy en Hongrie, que l’on avait déposé dans sa chambre d’hôtel. Cependant, le cadeau n’avait semble-t-il pas suscité l’intérêt ni la reconnaissance du ministre, qui, à son départ, l’avait laissé à l’hôtel sans aucun mot de remerciement.

En ce qui concerne Vikor Orbán, l’annonce par MTI de l’arrivée du président français n’évoque pas leur rencontre, mais selon les experts interrrogés, celle-ci est inévitable car les deux politicens figurent dans le même parti au Parlement européen. Le Fidesz a déjà demandé le soutien de Sarkozy lors de sa campagne, soutien que ce dernier lui avait alors refusé. Après les élections, Viktor Orbán et d’autres députés du Fidesz, par exemple Zsolt Semjén, citaient avec plaisir Nicolas Sarkozy, en parlant „d’une tournure vers la droite grâce à la victoire de Nicolas Sarkozy et la fin de l’idéologie anarchiste gauchiste de 68'.” (Source : 168 Óra, Beszélő, MTI, Népszabadság)

Nouvelle phase des relations sino-hongroises

Le 1er septembre dernier, le premier ministre Ferenc Gyurcsány s’est rendu en Chine pour y inaugurer l’année hongroise. A cette occasion, une centaine de PDG d’entreprises hongroises l’ont accompagné pour analyser la possibilité d’y tisser des relations d’affaires. Un nombre similaire d’hommes d’affaires chinois se sont ensuite rendus en Hongrie pour élargir la coopéraion économique entre les deux pays. Le responsable des relations sino-hongroises, András Huszty, a affirmé qu’après ces négociations l’on pourrait compter sur l’implantation de plusieurs centaines d’entreprises chinoises en Hongrie. Il est déjà établi que, dans un avenir proche, les plus grandes marques chinoises seront distribuées en Europe via un centre de distribution de 168 000 m2 dont la construction va prochainement commencer à Budapest.

Les relations sino-hongroises ont commencé à se développer pendant les deux années durant lesquelles le gouvernement Medgyessy était en place (2002-2004), lorsqu'on été mis en place des vols réguliers entre Pékin et Budapest, et qu'a été fondée une école chinoise dans la capitale hongroise. Cependant, selon les critiques, ces relations tournaient surtout à l'avantage de la Chine : l’année dernière, l’exportation de la Hongrie vers la Chine n'atteignait que 762 millions de dollars contre 3856 millions de dollars pour le cumul des importations chinoises en Hongrie.

L’opposition a vivement critiqué Ferenc Gyurcsány qui a promi des bourses aux étudiants chinois pour leur permettre l'accès aux universités hongroises. Les députés Fidesz, Péter Ágh et László Koszorús, ont jugé insoutenable que le premier minsitre puisse oser proposer des formations gratuites pour les étrangers au moment même où l’enseignement supérieur en Hongrie devenait payant pour tous les étudiants hongrois. (Source: FigyelőNet, Magyar Nemzet, Népszabadság,)

De plus en plus de voleurs de métal

Des bouches d’égout dérobées, des câbles en cuivre manquants, des sculptures cassées, des machines assurant l'aiguillage des trains détruites, et des rails tronçonnés témoignent du fait que le vol de métaux non ferreux devient de plus en plus répandu en Hongrie. Tandis qu’en 2003, la police avait entregistré 864 incidents, elle pouvait d'ores et déjà compter sur 564 cas durant les six premiers mois de cette année. Et ce chiffre ne couvre qu’environ 30% des crimes commis, selon les estimations de la police.

Il est presque incroyable qu’on ne fasse rien contre ce problème dont le coût s'élève à 6 à 7 milliards de HUF s’est étonné l'un des experts, lors du débat organisé par la police le 4 septembre dernier pour discuter des solutions envisageables contre le vol des métaux non ferreux. Certains participants ont même lancé l’idée de changer la loi, qui ne punit pas assez sévèrement les auteurs de ces méfaits. Le député MDF, Károly Herényi, pense qu’il faudrait tout simplement résoudre la situation en rendant de nouveau le commerce des métaux non ferreux „monopole d’Etat”. Il a promi de déposer au Parlement une proposition de loi sur cette question en septembre.

Cet été plusieurs barrières métaliques à usage ferroviaire ont été détériorées et plusieurs monuments signficatifs et irremplaçables ont été détériorés et volés, comme par exemple une statue de Kodály, ou un groupe de sculptures situées sur la colline Gellért. (Source : Heti Válasz, Index, Origo,)

Manifestations contre les mesures gouvernementales

Deux manifestations ont eu lieu le 8 septembre dernier pour protester contre des mesures du gouvernement. Le mouvement Élőlánc Magyarországért a prononcé des dicours devant le ministère des finances contre la privatisation des hôpitaux et la construction du quartier gouvernemental qui va entraîner la vente de six bâtiments protégés. Lors de leur manifestation, plus de 10 000 manifestants regroupés par l’Association Hongroise des Grandes Familles ont défilé en ville pour, en fin de parcours, remettre leur pétition au Parlement. Ils y réclament l’abolition de mesures qui rendent plus difficile la situation des familles nombreuses (par exemple, les frais de scolarité dans les universités hongroises, les 300 HUF exigés lors de tout enregistrement à l'hôpital, etc.). Bien que les deux organismes aient affirmé qu’ils ne voulaient pas de scandales ni la présence de symboles politiques lors de ces manifestations, des drapeaux „arpadistes”, rayés rouge et blanc, ont pourtant accompagné les cortèges. (source : MTI)

En bref

Poduits alimentaires plus chers

On doit compter sur l’augmentation du prix de la farine, du pain et de la viande de plus de 10% dès les prochaines semaines car les températures extrêmes de cet été et les mesures prises pour faire face à la menace de la grippe aviaire ont multiplé les frais des producteurs cette année. (Source : HVG)

Trois films hongrois à Toronto

Trois films hongrois seront projetés au Festival du Film de Toronto parmi les oeuvres sélectionnées dans la cinématographie des 55 pays sélectionnés: L’Homme de Londres de Béla Tarr, dans la catégorie Masters, Le Voyage d’Iszka de Csaba Bollók en tant que „cinéma contemporain” et La nouvelle vie heureuse d’Árpád Bogdán dans la catégorie des films innovants. (Source : www.kultura.hu)

Tibor Csernus est mort

Le peintre d’origine hongroise Tibor Csernus est décédé le 9 septembre, à l’âge de 80 ans à Paris, où il vivait depuis 1964. (Source : MTI)

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