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Partira, partira pas ?

 

2012 sera, comme toujours diront certains, l'année du changement dans la continuité. En France, aux États-Unis, en Allemagne, les dirigeants sont sur la sellette pour un nouveau tour de « stop ou encore ? ». En Hongrie, tout le monde se demande si M. Matolcsy pourrait vraiment vivre avec 47000 forints par mois et certains membres du Fidesz s'il va pouvoir garder son poste.

 


 

L’aéroport de Budapest affirme que les candidats se poussent au portillon pour récupérer les créneaux laissés vides par MALÉV, en attendant que des pourparlers de rachats aboutissent. Les ministres français touchent du bois, le GLAM n'est pas en danger, tout le monde ne vit pas la crise de la même façon.

Aux États-Unis, Warren Buffet se fait traiter de communiste par des Républicains qui mormonnent dans leur coin, sans vraiment croire au New deal. Reiser avait raison : « on vit une époque formidable !»

Ainsi, BKV se verrait bien emprunter 11,5 milliards de forints pour faire la soudure en attendant un miracle, avec, peut-être une garantie du gouvernement ou de la municipalité de Budapest, autant dire de solides garanties, à ce niveau de risque autant aller à Las Vegas, au moins l'hôtel est gratuit.

Les rumeurs sur le fait que la presse étrangère ne porterait pas le Premier ministre hongrois dans leur cœur sont assez fondées.

Il faut voir que, d'un côté le pays connaît de vrais problèmes, qu'il faut dénoncer et combattre, et que, de l'autre côté, les journalistes étrangers (en particulier ceux de France 2 qui manquent pas mal de recul et feraient mieux de se concentrer plus de trente secondes sur les atteintes aux libertés publiques qui se produisent chez nous, après tout, on les paye plutôt pour ça...) se font manipuler comme des enfants vu qu'ils ne parlent pas la langue et que les gens qu'ils connaissent depuis toujours ont une vision très partiale de la situation.

Le gouvernement hongrois ne fait rien pour se sortir de là, bien au contraire, et quand on se met tout le monde à dos ce n'est pas facile de demander de l'argent.

Il n'y a pas de complot contre la Hongrie, messieurs les révoltés.

Bien sûr, vos élites les plus cultivés voudraient bien un autre gouvernement, plus tolérant, plus « musique du monde » mais tout le monde sait que les Hongrois pourraient voter encore pire et qu'il faut faire très attention quand un pays est au bord de la faillite.

Ceux des extrémistes du régime qui accusent les diplomates étrangers de vouloir prendre le pouvoir, ne comprennent pas la nature profonde de ce corps d'élite dont le but est de se faire toujours le minimum d'ennemis parce que l'on ne sait jamais quels ordres on recevra demain. En plus, prendre le pouvoir en Polynésie d'accord, mais en Hongrie, franchement?

Bien sûr, les représentants des grandes entreprises se fatiguent un peu d'investir beaucoup pour ne pas gagner grand chose tout en se faisant engueuler de tous les côtés mais personne ne songe à faire la révolution, par contre faire ses bagages, il faut voir...

Xavier Glangeaud

 

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