Aujourd’hui dans l’histoire

Le 22 juin 1951, le bateau Dömös s’échouait et coulait dans le Danube près du village de Fajsz, faisant à peu près cinquante victimes. Le bateau qui transportait quatre-vingt-seize passagers entre Mohács et Budapest a percuté une mine anglaise dans les fonds du Danube, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Le nombre exact de victimes reste inconnu. Parmi eux, beaucoup étaient des vendeurs de fruits et légumes qui se rendaient sur les marchés de Budapest. Un groupe d’écoliers faisait aussi le voyage à bord du Dömös. La presse propagandiste de l’époque n’a fait état que de deux victimes alors qu’à Fajsz trente-quatre cadavres avaient été retrouvés. Les détails de cette histoire restent toujours méconnus du grand public : le premier monument commémorant les victimes de ce naufrage a été inauguré quarante-neuf ans après le désastre, en 2010.

 

Le 16 juin 1958 Imre Nagy, Premier Ministre hongrois, ayant joué un rôle principal dans la Révolution de 1956, était exécuté. Il a d’abord été enterré dans le jardin de sa prison. En 1961, son cercueil a été exhumé et il a été enterré de nouveau dans le cimetière de Rákoskeresztúr, sous le pseudonyme de « Piroska Borbíró ». Après plusieurs mois d’enquête, sa tombe a été retrouvée en 1989. Trente et un ans après sa mort, il fut exhumé et enterré une troisième fois – symbole d’une nouvelle étape dans l’histoire hongroise. En février 1989, les négociations pour un système politique démocratique avec la coexistence de plusieurs partis politiques battaient leur plein. Les changements étaient dans l’air du temps. Le 16 juin 1989, 300 000 hongrois se sont rassemblés à la Place des Héros pour participer à la célébration funéraire, diffusée également à la télévision. Ce jour-là cinq autres cercueils ont été mis en terre avec celui de Nagy, dont un symbolisant les victimes inconnues du régime.

 

Le 28 juin 1763, le séisme le plus fort de l’histoire de la Hongrie se déclencha. Le tremblement de terre de Komárom, malgré sa magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter, a fait 63 victimes et 102 blessés. L’architecture simple en bois des constructions de l’époque a permis d’épargner de nombreuses personnes. Sept églises et plusieurs centaines de bâtiments en briques se sont effondrés sous la violence du séisme dans cette ville du nord de la Hongrie. Après le désastre, plusieurs répliques ont été observées, puis à nouveau d’autres tremblements de terre plus puissants se sont répétés à peu près tous les vingt ans. En 1773, un nouveau tremblement de terre a secoué la ville de Komárom détruisant complètement son château. La violence de ce séisme apparaît dans les peintures de Karl Frieder et le roman de Mór Jókai « La famille maudite ».

 

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