Des souris et des pommes

Cette semaine encore la place nous fait défaut pour vous présenter toute l’actualité, voici, donc, quelques morceaux choisis.

Recoller les morceaux

Au moment de la chute du mur de Berlin, les employés de la STASI, le tristement célèbre service chargé de la Sécurité de l’Etat est-allemand, ont détruit le plus de dossiers compromettants possibles. Les nouvelles autorités ont mis fin à ces velléités et ont pu récupérer 16250 sacs de papiers déchirés. Comme jusqu’ici seulement 320 sacs ont été traités, l’organisme en charge de l’exploitation de ces documents, le BstU a décidé d’accélérer les choses. Un logiciel devrait être mis au point pour pouvoir, une fois les morceaux épars scannés, réassembler les 45 millions de pages détruites. Le Parlement allemand a décidé d’allouer une subvention de 6,3 millions d’euros à l’équipe de Bertram Nickolay et Jan Schneider, de l’Institut Fraunhofer, pour mener à bien ce projet. Les chercheurs commenceront par les papiers déchirés avant de s’attaquer à ceux passés à la broyeuse. Selon Der Spiegel le coût global de l’opération peut être estimé à 30 millions d’euros. C’est une leçon pour tous ceux qui pensent que l’Histoire (voire la Justice…) ne les rattrapera pas…

La Hongrie au Salon européen de la Recherche et

de l’innovation

La Hongrie était présente au Salon qui s’est tenu du 7 au 9 juin à la Porte de Versailles. Celui-ci a pour but de favoriser les contacts entre professionnels du secteur mais aussi de permettre à des sociétés innovantes de trouver des investisseurs et de mieux se faire connaître.

L’Agence chargée du développement national en Hongrie (NFU) a présenté ses plans pour le futur ( dont l’adoption du système français des pôles de compétitivité) et les investissements déjà prévus pour optimiser le capital scientifique national.

Google et vie privée

Depuis que Google veut racheter la société publicitaire DoubleClick, tout le monde se pose des questions sur les données personnelles que le géant d’Internet stocke pendant parfois plusieurs années. La société américaine promet qu’elle respectera, quoi qu’il arrive, sa politique de confidentialité et indique qu’elle s’exprimera fin juin sur l’utilisation des données stockées.

Second life

et la politique

L’univers second life, ce site Internet où vous pouvez créer un personnage, lui louer un terrain, réaliser des objets que vous pouvez vendre aux autres et depuis quelques mois faire de la publicité, prend une place de plus en plus importante dans le monde réel. Après certains politiciens américains qui avaient brièvement tenté l’expérience de communiquer sur ce support, c’est M. Suzuki, politicien japonais dont le siège à la Chambre haute se rejouera en juillet, qui a ouvert un bureau virtuel à l’intérieur de Second Life (créé par la société Linden Lab ce site occupe régulièrement sept millions d’internautes). Le but est de toucher les netcitoyens et se faire un peu de pub. C’est réussi, le problème même de la conformité aux lois électorales japonaises (qui limitent le volume de communication des candidats) se pose et le débat sur la légitimité de cette initiative fait rage.

Xavier Glangeaud

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