Développement durable

En ce qui concerne l’écologie, il n’est pas évident de faire la part des choses. Comment déterminer sur le court terme ce qui relève de l’alarmisme fantasmagorique ou ce qui est un réel sujet d’inquiétude ?

Quoi qu’il en soit, l’UMP a, depuis plusieurs années, décidé de répondre à l’attente des citoyens et de se mobiliser aussi sur ce sujet. Nicolas Sarkozy, a déjà adopté une ligne de conduite en la matière. Dès 2005, Nathalie Kosciusko-Morizet, s’était chargée de rappeler aux Français, combien l’UMP et le futur président étaient conscients des échéances à venir.

A l’heure ou nous mettons sous presse, on parle déjà de la formation d'un grand ministère de l'environnement, du développement durable, de l'énergie et des transports qui pourrait être dirigé par l'actuel maire de Bordeaux Alain Juppé. Dans son programme, Nicolas Sarkozy a été clair : il s’agit de donner à l’environnement les moyens de ses ambitions.

Il est évident que ce souci doit aller de pair avec la satisfaction des besoins de l’industrie française, d’où la nécessité d’investir dans le nucléaire afin de rendre plus productifs nos équipements actuels et de renforcer notre indépendance énergétique. En ce qui concerne l’incitation, pour les entreprises qui n’auraient pas encore pris conscience de leurs responsabilités, à un comportement plus citoyen, il est probable qu’un nouveau dispositif législatif aille renforcer la responsabilité en cas de pollution. On parle aussi de l’instauration d’un taux de TVA réduit pour les produits propres.

 

De manière générale les technologies propres vont être favorisées et la recherche scientifique concernant ces domaines bénéficiera d'une aide spécifique. Les réseaux de transports en commun vont être développés et le gouvernement incitera les entreprises à utiliser le transport ferroviaire pour le fret plutôt que la route. L’arrivée de la concurrence sur le marché ferroviaire devrait, selon Nicolas Sarkozy, favoriser cette tendance. Du fait de ses difficultés d’organisation et de son manque de souplesse, la SNCF n’offre pas encore un niveau de service apte à tenter les entreprises. Il semble que les nouveaux opérateurs soient plus en mesure de répondre aux attentes des clients.

Sur le plan international, le nouveau président de la République désire relancer la concertation entre Etats pour une meilleure gestion globale de notre environnement. Il est possible qu’il propose la création d’une nouvelle organisation internationale s’il rencontre un écho favorable auprès de ses partenaires. Il s’agit d’être pragmatique et de ne pas demander l’impossible. Ce qui peut être fait, par exemple pour la protection de la biodiversité doit l’être, mais les populations concernées doivent aussi pouvoir subsister. Confronté, lors des Conférences Reith organisées par la BBC, à la question de savoir quel pourrait être l’état d’esprit de l’Inde et de la Chine sur ces questions, le professeur Jeffrey Sachs (un des grands promoteurs de l’action citoyenne concertée dans le monde) s’est déclaré très optimiste compte tenu que ce problème était tout aussi crucial pour ces populations en forte industrialisation. Tout est donc possible.

Xavier Glangeaud

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