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Beethoven


Mozart et Beethoven réunis pour notre plaisir au Palais des Arts de Budapest

Mozart, Beethoven! Avec Bach, deux des trois plus grands noms de toute l’Histoire de la musique. Et pourtant.... On sait que les deux hommes se rencontrèrent à Vienne au printemps de 1787. Beethoven, encore âgé de seize ans, rendant visite à son aîné de quinze ans, alors au faîte de sa gloire. Contrairement à ce qui est probablement une légende, selon laquelle Mozart aurait déclaré „Faites attention à celui-là, car il fera parler de lui dans le monde”, la rencontre semble être plutôt tombée à plat. Mozart n’ayant vraisemblablement porté qu’une attention distraite au jeu du jeune Beethoven. Mais n’oublions pas que Beethoven, pianiste et improvisateur hors du commun, n’avait encore rien composé (1). Quant à Mozart, nombreux étaient ces petits génies que l’on n’avait cessé de lui présenter, ce qui finissait par le lasser, voire avait le don de l’agacer. Gardant mauvais souvenir des exhibitions auxquelles son père l’avait contraint dès son plus jeune âge, Mozart avait les enfants prodiges en horreur. Donc, rien... Mozart ne cherchant pas à revoir le jeune Ludwig qui, pourtant, avait merveilleusement improvisé devant lui au piano.

Quand le jeune Beethoven s'invite à Buda (concerts commémoratifs)

Beethoven ne se rendit qu’une seule fois à Buda, pour un récital qu’il donna au Thèâtre du Château, l’ancien Cloître des Carmélites (1). C’était au mois de mai 1800. On affluait alors de toute part pour écouter le jeune Beethoven, à l’époque davantage réputé comme pianiste que comme compositeur (2). Un pianiste adulé, qui était la coqueluche du public, notamment auprès des jeunes filles de la haute société. Au rang desquelles figuraient en premier lieu ses élèves Thérèse et Joséphine Brunswick. Les chroniques ont retenu trois séjours de Beethoven auprès de la famille Brunswick à Martonvásár. Plus que des admiratrices, les sœurs Brunswick furent pour lui de véritables amies. Une relation amicale qui se doublait d’un penchant réciproque très marqué entre Beethoven et les deux sœurs. Au point que nombre de ses biographes crurent identifier en l’une d’elles (tantôt l’une, tantôt l’autre) la fameuse „immortelle bien aimée”. Ce qui s’est avéré par la suite erroné (3)

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