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Ágnes Polónyi, harpiste: “ La musique est pour moi une sorte de méditation”

Créé en 1983, l’Orchestre du Festival de Budapest jouit d’une réputation mondiale. Récompensé en 1998 d’un Gramophone Award (l’une des distinctions les plus prestigieuses récompensant un orchestre) suite à l’enregistrement du “ Mandarin Merveilleux ” de Bartók, il se produit à ce jour partout dans le monde, enchantant tous les amoureux de la musique classique. La harpiste de l’ensemble se confie au JFB.

JFB: À quel âge avez-vous commencé l’apprentissage de la harpe ? Vos parents étaient-ils eux aussi musiciens ?

Un Don Juan audacieusement rajeuni sur la scène de Budapest: fraîcheur et séduction

Suite aux éloges particulièrement chaleureux parus dans la presse américaine, qualifiant la production de „brillante, merveilleuse et rafraîchissante” et la mise en scène de… captivante, créative et audacieuse.” (New York Times), nous pouvions nous attendre à vivre ce soir un véritable événement qui fera date. Tel fut le cas.

Márk Martinkó, photographe : « Nous avons besoin de verdure autour de nous »

Depuis le 29 août, le centre Capa héberge une exposition nommée “ Artificial Green” où l’on peut découvrir les clichés de ce photographe reconnu par ses pairs et notamment récompensé par l’International Photography Awards en 2015 et 2016. Pas moins de cinq années de travail ont été nécessaires pour capter le plus habilement possible la relation entre l’homme et la nature qui le fascine. Durant ces cinq années, Martinkó Márk a cherché à illustrer l’impact humain sur son environnement, écartant progressivement la nature au profit de la technologie.

Orchestre du Festival de Budapest (BFZ), saison 2017-18: la parole est aux musiciens

Si la réputation de l’Orchestre du Festival de Budapest n’est plus à faire, l’un des secrets de son succès réside, outre la qualité intrinsèque de ses musiciens, dans cette franche convivialité empreinte de simplicité et de spontanéité que son chef Iván Fischer a su imprimer entre ses membres.

C’est dans cet esprit que fut présentée à la presse la saison 2017-2018 de l’orchestre. Cette fois-ci non par Iván Fischer, mais sous la forme inédite d’une conversation à bâtons rompus entre invités et membres de la formation. Le tout animé par la directrice adjointe de l’orchestre, Orsolya Erdődy, dans un cadre s’y prêtant idéalement par son intimité: la salle des répétitions. Disposés en cercle, les musiciens - un clarinettiste, un contrebassiste, une harpiste et deux violonistes - nous firent part de leurs impressions, temps forts ou au contraire difficultés auxquelles ils se voient confrontés  dans leur quotidien.

Genesis : voyage en terres inexplorées

Du 6 septembre au 12 novembre, le Műcsarnok accueille l’exposition Genesis du célèbre photographe brésilien Salgado. Des centaines de clichés en noir et blanc et un voyage au coeur des plus beaux paysages terrestres attendent les curieux.

Tout d’abord il y a le lieu, resplendissant. Műcsarnok est à lui seul une raison de se rendre à l’exposition. L’édifice est à l’image des héros glorifiés sur la même place, majestueux. On ne peut honorer pareil ouvrage autrement que par une exposition de grande qualité et Genesis en est assurément une.

Bavardons 6 minutes 40

Vendredi soir, le Bálna accueillait une série de “Pecha Kucha” (1) organisée par le Centre Contemporain d’Architecture. Le principe ? Limiter à vingt le nombre de diapositives se succédant toutes les vingt secondes dans le cadre d’une présentation orale. Retour sur une soirée effrénée.

Depuis 2003, année de l’invention du Pecha Kucha, ce format dynamique et novateur a conquis pas moins de 700 villes telles que Tokyo, Paris ou encore Bucarest. Pas étonnant de voir la perle du Danube héberger elle aussi ce type de présentation si particulier. Les Pecha Kucha, ou bavardage en japonais, avaient pour thème le design, qu’il soit architectural ou graphique.

Budapest (Pesth) au XIXème siècle vue par un voyageur peu ordinaire: Hector Berlioz...

 „Je ne suis pas heureux dans mes relations avec le Danube....Et pourtant, combien je l’ai admiré, comme je l’ai loué, ce puissant et majestueux fleuve!”. Propos émis par Berlioz faisant allusion aux désagréments causés par une crue du fleuve lors d’un voyage qu’il effectua à Vienne et Budapest en 1846.

Le Danube, leitmotiv d’une manifestation qui se tient actuellement à Budapest, DUNAFEST du 1er au 3 septembre. Avec non moins de douze programmes culturels alliant la musique au cinéma en passant par la littérature, le théâtre, les arts déco et l’urbanistique, ou encore un divertissement pour enfants. Avec, pour clore et couronner le tout, un concert (gratuit) donné par le chef Iván Fischer et son prestigieux Orchestre du Festival (BFZ). Un programme que notre ami Berlioz, dont on sait l’ouverture, n’aurait certainement pas renié.

La relation Homme/technologie en question aux Abattoirs de Toulouse, œuvres hongroises incluses

À l'occasion de l'exposition Suspended Animation, À corps perdu dans l'espace numérique, les Abattoirs, lieu emblématique de la vie culturelle toulousaine, hébergent jusqu'au 26 novembre 2017 des créations aux supports divers. Plusieurs travaux d'artistes magyars sont accrochés sur les murs du musée. Questionnant le postulat antithétique d'une « réalité virtuelle », Suspended Animation contraint ses spectateurs à faire face aux absurdités des nouvelles technologies.

Sándor Erdei et le combat de la caricature hongroise

Le centenaire du caricaturiste hongrois Sándor Erdei fut célébré à la Maison de la Presse autour d’une exposition de son œuvre. Cet événement est l’occasion de se pencher sur la situation de la caricature dans le pays, sa présence, son impact et sa liberté.

Lire entre les lignes

Le talent de dessinateur de Sándor Erdei se révèle très tôt. Né en 1917, il réalise ses premières caricatures à l’âge de 15 ans et gagne de l’argent en vendant ses créations dans son village. Son éducation artistique commence aux Beaux-Arts de Belgrade, où il est l’élève d’un des plus grands peintres de la Yougoslavie, Petar Dobrović, de 1937 à 1940. Puis ce sera les Beaux-Arts de Budapest en 1941, sous la tutelle du peintre István Boldizsár, où il consolidera sa technique. Sa carrière est lancée à la fin des années quarante, lorsque le journal Grimasz publie ses premières caricatures. Il travaille ensuite pour le quotidien Szabad Nép, puis pour l’hebdomadaire littéraire et culturel Élet és Irodalom.

Le destin de Rajvinder Singh

Et ses poèmes incarnant la tolérance  

C’est à la maison des écrivains de Budapest que le poète Rajvinder Singh a donné rendez-vous au public. Ses poèmes existent déjà en anglais et en allemand. Cette fois-ci, ses œuvres littéraires sortent en hongrois en attendant la traduction française.

Versant autobiographique

C’est en tant que « Stiefmuttersprache », (langue belle-mère) que Rajvinder Singh a adopté l’allemand. Le poète et écrivain d’origine indienne a quitté sa terre natale à l’âge de 16 ans lorsque son père l’a mis à la porte, alors que Rajvinder Singh s’opposa à lui. Son père issu d’une famille aisée voyait son premier fils, chainon fondamental de la famille, exercer le métier de médecin. Contrairement à la tradition indienne où le premier fils doit réaliser les vœux du père, Rajvinder, du haut de ses 16 ans rêve d’une carrière littéraire. Il part pour la Hollande avec l’aide d’amis néerlandais. Les Pays-Bas s’avèreront en fait simple lieu de passage pour rejoindre Berlin. Le Goethe-Institut offrait des possibilités d’apprentissage de langues. Dans son pays d’accueil, Singh garde des enfants et fait des ménages pour se créer une existence et commencer à poursuivre ces études autant rêvées : des études littéraires.

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