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Budapest, station estivale (et de festivals) à découvrir en été

Le phénomène est bien connu, quitte à en devenir un lieu commun : déserté par ses habitants, Paris est pratiquement vide au mois d´août. Du moins dans ses quartiers résidentiels. Au point que quiconque - inconscient ou téméraire ? - ne pourra se passer de sa baguette quotidienne, se verra imposer un véritable parcours du combattant pour trouver une boulangerie ouverte…. Dans les zones résidentielles, donc. Quant aux centres touristiques, rien de tel, si cela vous dit, pour aller y pratiquer vos connaissances d´anglais, de russe ou de japonais. Mais de compatriotes, vous en trouverez bien peu en cette période…

La question Némirovsky

Rencontre à Budapest avec Susan Rubin Suleiman

 

La question Némirovsky est un livre passionnant qui présente l’œuvre de l’écrivaine célèbre dans les années 30 en France et ensuite entièrement oubliée(1). La romancière Irène Némirovsky a été récemment redécouverte après la publication de l’un de ses plus grands romans dont le manuscrit écrit en temps de guerre a été sauvé. Suite française est un bestseller, traduit en 38 langues dont en hongrois(2). Nous avons évoqué son histoire après la soirée qui lui était dédiée à l’Institut Français de Budapest(3) – avec Susan Rubin Suleiman professeure émérite de l’Université de Harvard.

Budapest : le livre à nouveau fêté en vedette

 

89ème Semaine du livre *

 

Qui va encore nous faire croire que le livre est mort, tué par internet ? Rassurez-vous, le livre se porte bien et a encore de beaux jours devant lui. Pour preuve les succès remportés par les innombrables salons dont il fait l'objet un peu partout dans le monde **. Budapest n'étant pas en reste, bien au contraire.

Budapest: trois jeunes chefs en quête de reconnaissance

Épreuve publique de diplôme au Conservatoire de Budapest : Mozart, Schubert, Beethoven

 

Voilà une sortie quelque peu inédite pour clore cette saison musicale : l'épreuve publique de fin d'études imposée à trois jeunes élèves du Conservatoire de Budapest (Académie Franz Liszt), section Direction d'orchestre. Deux bonnes raisons de nous y rendre : le programme, tout d'abord : Mozart, Schubert, Beethoven. Mais aussi l’occasion de découvrir éventuellement des jeunes talents, qui sait ? Les postulants : deux garçons et une fille : Levente Zsíros, Lars Dávid Sárosi, Bernadett Vida. Au programme : la 39ème symphonie K.543 de Mozart (Levente Zsíros), la 4ème, dite „Tragique”, de Schubert (Bernadett Vida) et la 4ème de Beethoven (Lars Dávid Sárosi). Pour les suivre : les musiciens de l'Orchestre symphonique MÁV.

Enikő Szilágyi, un soir, en pleine lumière ...

Enikő Szilágyi apparaît sur les scènes de Paris, Bruxelles et  Budapest devant un public captivé. Hongroise de naissance, bilingue, elle a été l’héroïne de remarquables films roumains en même temps qu’elle s’est produite en hongrois dans les grandes salles de théâtre de sa Transylvanie natale avant de quitter sa patrie et de devenir citoyenne de l’Europe.

Budapest : soirée Mozart-Beethoven

Un remontant bienvenu au sortir de l'hiver...

Pour nous faire oublier les rigueurs de l'hiver et nous offrir un petit remontant en ces beaux jours de printemps, rien de tel que de nous faire passer une soirée en compagnie de Mozart et Beethoven.  Rien d'original, certes, mais voilà au moins deux valeurs sûres pour nous garantir a priori une soirée réussie. D'autant que le programme du concert, donné à l’Académie de Musique de Budapest, avait tout pour séduire: Ouverture des Noces de Figaro suivie du concerto pour piano en la majeur K488 (le 23ème) et, pour couronner le tout, la Symphonie Héroïque. Œuvres interprétées par l'Orchestre symphonique MÁV placé sous la baguette de Péter Csaba, avec Menahem Pressler en soliste dans le 23ème. 

Budapest: la Messe en ut de Beethoven sous les murs du Château

Journées „Beethoven à Buda”

S'il fréquenta assidûment en Hongrie le château de Martonvásár où résidait la famille Brunswick, Beethoven ne se rendit qu'une seule fois à Buda: le 7 mai 1800, pour y donner un concert au Théâtre du Château. Pour commémorer l'événement, la mairie du quartier (1er arrdt) organise chaque année des Journées „Beethoven à Buda”. Ce, depuis près de vingt ans. Avec cette année une série de dix concerts tenus tout le long de la première semaine de mai. Concerts et récitals associant musique instrumentale, musique de chambre, musique religieuse, symphonique et concertante qui se tiennent dans le quartier du Château. Volontairement placés dans un cadre intime et généralement joués sur instruments d'époque pour restituer l'ambiance d'origine. Avec une trouvaille inédite: une soirée d'adaptation-improvisation en jazz sur des thèmes du compositeur (plus ou moins heureuse, reconnaissons...) et, pour la première fois, un concours de composition.

Rencontre avec la ParaDance Company

Cette troupe, fondée en 1995, est exclusivement composée de danseurs en fauteuils roulant. Ils donnaient une représentation dimanche 29 avril, à 18 h, dans l'auditorium de l’Université d'Europe centrale. Plusieurs spectacles auront également lieux cette semaine.

L’exposition de Mátyás Oláh au FUGA à Budapest

Voilà une exposition à ne pas manquer tant la maîtrise de cet artiste est grande (époustouflante même), il parvient à nous dire aussi bien son émotion que son rire, la mort que la vie et même les « civilisations » et ce avec une maîtrise absolue quel que soit le support qu’il utilise, ce n’est pas une exposition, c’est à lui, tout seul, un festival qui fait se rencontrer la pierre gravée, le pastel, la peinture à l’huile et les collages.

Le rire, ses épigrammes peints posés en série et qui disent aussi la quiétude du rire : le sourire car son rire n’est pas bruyant, seulement illustration de jeux de mots ( en hongrois) illustrés avec maestria ; sa douleur se perçoit dans le « n’oubliez pas » de ce que furent nos guerres nationalistes, tant en peinture qu’en montages photographiques très dadaïstes, photos où la mort domine, quant à l’émotion, elle se fait vie par des personnages stylisés mais qui révèlent l’âge, le temps qui passe et même la dissolution de cette existence éparpillée et que l’on sent prête à renaître, se re-composer, même si la grisaille s’empare alors de l’œuvre telle un questionnement ; « se re-composer  mais comment ?». Le doute, là, s’installe mais il reste dans « vivant ».

Un concert franco-hongrois dans l’Hôtel Erdődy au Château de Buda

Le 10 mars dernier un concert exceptionnel a eu lieu Salle Bartók dans l’Institut de Musicologie de l’Académie des Sciences de Hongrie, au Château de Buda. Ce lieu mérite une attention particulière, puisqu’il s’agit de l’hôtel particulier de la famille Erdődy, grande famille d'aristocrates hongrois. Le bâtiment baroque, commandé par le comte György Erdődy, a été construit en 1750, sur les plans de l'architecte Máté Nöpauer, et achevé en 1796. Beethoven y séjournait souvent comme ami de la famille et il a dédié deux de ses trios à la Comtesse Erdődy. Au début du XXe siècle, le baron Hatvany-Deutsch, éminent mécène des arts a racheté l’hôtel et l'a fait reconstruire en style néo-baroque. Après la Seconde Guerre Mondiale, une école de musique a fonctionné dans ces locaux jusqu’à ce que le Conseil Municipal de Budapest décide d’y installer, en 1969, l'Institut d'Études Musicologiques de l'Académie des Sciences de Hongrie.

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