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Lucien Hervé : géométrie de la lumière

Exposition au Château de Tours, 18 novembre 2017 – 27 mai 2018

Les lecteurs de Budapest peuvent se souvenir de l’exposition du photographe Lucien Hervé au Musée des Beaux-Arts en 2010. À l’occasion  du centenaire de la naissance de l’artiste d’origine hongroise ce grand musée budapestois a acquis 100 photographies représentatives de son œuvre. En 2017 les 10 ans de sa disparition sont marqués en France par la plus grande rétrospective qui lui est consacrée grâce au Jeu de Paume. L’exposition a été inaugurée le 17 novembre dernier au château de Tours dans le cadre d’une fructueuse collaboration qui lie la municipalité depuis plus de 10 ans avec cette institution parisienne spécialisée dans la photographie. Elle prend la suite d’autres grandes expositions de photographes renommés comme André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Sabine Weiss ou, il y a quelques mois, Willy Ronis.

L’Orchestre du Festival de Budapest en coulisses: répétition de concert (Bach, Bartók, Brahms)

Dans les cercles mélomanes, il n’est pas rare d’entendre évoquer les „trois grands B”, à savoir Bach, Beethoven et Brahms. Trois „B” qui figurent précisément au programme d’une série de concerts donnés début décembre par l’Orchestre du Festival de Budapest (BFZ): Bach et Brahms, donc, mais le troisième étant ici Bartók. Si Béla Bartók n’est pas Beethoven, il n’en demeure pas moins et sans conteste avec Stravinsky l’un des plus grands compositeurs du siècle dernier. Qui plus est, un Hongrois. Au programme: le 3ène concerto brandebourgeois de Bach, la musique pour cordes, percussions et célesta de Bartók et la 3ème symphonie de Brahms.

La Traviata à l’Opéra de Budapest: une production pour le moins surprenante...

Pour cette production de la Traviata, cinq représentations étaient données d’affilée, toutes à guichet fermé. Le rôle-titre (Violetta) étant partagé entre la jeune soprano ukrainienne Tetiana Zhuravel et la Hongroise Erika Miklósa. C’est cette dernière qui tenait le rôle dans la représentation à laquelle il nous a été donné d’assister. Très appréciée du public hongrois, Erika Miklósa jouit par ailleurs d’une solide réputation au plan international, disposant de références telles que les opéras de Paris, Londres, Vienne et New-York (1). Donner aujourd’hui la Traviata, probablement l’opéra le plus joué de Verdi (2), constitue une gageure pour qui se souvient des Violetta incarnées par des noms prestigieux tels que Maria Callas, Renata Scotto, Ileana Cotrubas, Anna Netrebko et tant d’autres. Qu’en fut-il, donc?

La situation des autochtones Canadiens: un combat actuel

Le mercredi 15 novembre avait lieu la projection de courts métrages à l’Institut Français. Ces derniers cherchaient à illustrer la situation des autochtones au Québec et plus largement au Canada. Une situation difficile.

L'amphithéâtre accueillait des invités de marque pour la projection de ces courts métrages. Nous retrouvions Madame Isabelle Poupart, Ambassadrice du Canada en Hongrie, en Slovénie et en Bosnie-Herzégovine. Mais ce n’est pas tout. Lucille Veilleux, productrice de films ainsi qu’Olivia Thomassie, jeune activiste inuite ont pu s’exprimer et exposer le rôle joué par Wapikoni. Elles sont toutes les deux membres de cet organisme de création audiovisuelle, dont le but principal est d’intervenir auprès des jeunes autochtones. Intervenir pour quelle raison ? Pour lutter contre les discriminations, l’exclusion et pour la valorisation de culture autochtone.

L’Art Belge mis à l’honneur

Le 13 novembre dernier, l’Institut Français de Budapest organisait une conférence intitulée “ Le surréalisme belge, entre peinture et littérature”. Le professeur de l’Université libre de Bruxelles, Monsieur Paul Aron, spécialiste du sujet était le conférencier chargé de nous en apprendre un peu plus sur ce point.

Si bien sûr le surréalisme à ses maîtres français, avec André Breton(1) comme figure principale, ce mouvement artistique du début du 20ème siècle ne peut être restreint à un mouvement exclusivement hexagonal. Une mise au point s’impose. Qu’est-ce que le surréalisme ? Quelle est sa caractéristique en France ? Ce n’est qu’après avoir abordé ces différents aspects que nous pourrons distinguer clairement la nature du surréalisme de Paul Nougé et René Magritte.

L’Italienne à Alger en première à l’Opéra de Budapest: un bain de jouvence roboratif

Toujours la même histoire. Une belle captive livrée par des pirates à un pacha lassé de son épouse, en mal de se procurer une nouvelle âme sœur. Et, comme par hasard, la belle de retrouver là son amant, esclave du pacha. Ledit esclave que le pacha entend pousser dans les bras de sa malheureuse épouse pour s’en débarrasser. Suit une cascade de péripéties débouchant sur une mascarade destinée à neutraliser l’attention du pacha: intronisé dans l’ordre italien des „papatacci”, celui-ci ne remarque pas que, pendant ce temps, le couple amoureux s’est envolé. Résigné, le pacha retourne trouver consolation dans les bras de son épouse. Bref, tout finit bien! La captive: Isabella, femme de fort caractère; son amant: Lindoro; le pacha: Mustafa, bey d’Alger, tout aussi follement amoureux d’Isabella que sot et grotesque; son épouse: Elvira.

Fugato

Rencontre avec André Lorant à Paris

André Lorant, professeur honoraire des universités, balzacien réputé,  bon connaisseur de Proust, s’intéresse de près aux échanges culturels franco-hongrois. Après Le perroquet de Budapest, un livre autobiographique (2002),  disponible désormais en traduction hongroise (Kijárat kiadó, 2016),  il vient de publier Fugato, un roman musical, érotique et européen.

JFB : Cher auteur, comment présenteriez-vous ce roman ?

 

A. L. : Mes héros qui forment un couple insolite, Carlo, metteur en scène d’opéras, à la soixantaine élégante, et Giovanna, une violoniste de vingt-deux ans, se rencontrent, vivent une aventure fusionnelle, se séparent, se retrouvent, subissent des crises, se quittent pour toujours,  imitant   en cela  le rythme, la structure libre d’un fugato, une fugue allégée, qui laisse toute la liberté aux motifs tressés. L’histoire amoureuse débute à Lecce, au sud de l’Italie, ville  baroque par excellence, se poursuit à Venise,  dans un décor non moins somptueux.  Des Opéras célèbres (La Fenice, Staatsoper de Vienne, La Scala de Milan)  jalonnent leur itinéraire.

La ville Lumière et ses influences magyares

Du 26 octobre au 26 novembre, la galerie Judit Virág accueille l’exposition Paris-Budapest. Y sont présentés de nombreux tableaux de célèbres peintres hongrois ayant été influencés et charmés par la capitale Française au début du 20ème siècle.

Paris est une fête” disait Hemingway ! Quel endroit merveilleux que ce Paris du début du 20ème siècle, que ce Paris de la Belle époque ou encore des Années Folles. Cette capitale a toujours su accueillir les artistes. De toutes les nationalités. Italiennes, américaines, espagnoles...Hongroises aussi. En effet, peu aujourd’hui connaissent la relation étroite, fusionnelle entretenue entre Paris et Budapest de la fin du 19ème à la sortie de la seconde guerre mondiale. Beaucoup d’artistes Hongrois ont séjourné dans la ville Lumière. Ils n’y ont d’ailleurs pas fait qu’y séjourner. Ces avant-gardistes ont largement contribué à l’effervescence culturelle parisienne. Il était temps de leur rendre hommage.

Une première française à l’Opéra de Budapest: Les Huguenots de Meyerbeer

Curieux personnage que ce Meyerbeer. L’un des compositeurs tout à la fois les plus contestés et les plus populaires de son époque. Voué aux gémonies par Mendelssohn et Schumann, porté aux nues par Liszt et Berlioz. Admirateur et ami de son contemporain Rossini, condisciple de Carl Maria von Weber (1), on dit qu’il inspira entre autres Wagner qui ne se priva pourtant pas de l’éreinter non sans une virulente pointe d’antisémitisme. Même ses critiques les plus déchaînés ne furent pas totalement exempts de louanges à son égard, tel Schumann qui, tout en considérant Les Huguenots comme une pitoyable médiocrité, n’hésita pourtant pas à exprimer son admiration pour tel passage (Duo de la Saint-Barthélémy, également envié par Berlioz). Allez donc savoir!

Concert à l’Institut Français: Les slashers

La musique était à l’honneur à l’Institut Français en ce vendredi 20 octobre. Le groupe des “Slashers” y a joué pendant une heure et demie. Jazz, Funk, chansons anglaises, françaises et hongroises: les artistes nous ont régalés.

Entendre le soir de la bonne musique, c'est accorder un juste dédommagement aux oreilles pour tout ce qu'elles ont à souffrir pendant la journée ”. Cette citation de Pierre Marc Gaston de Levis, qui a bien deux siècles, s’accorde parfaitement à notre époque assez agressive auditivement. Nos oreilles sont en effet attaquées toute la journée. Elles méritent d’être stimulées autrement que par des klaxonnements ininterrompus ou par les marteaux et autres scies circulaires utilisées en face de chez nous pour des travaux. Place à de la musique, de la vrai musique et de la bonne musique. 

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