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Rafael Y. Herman : Globe-trotteur et artiste de la Nuit

Le Ludwig Múzeum accueille du 15 février au 01 avril 2018 les créations du photographe Rafael Yossef Herman, connu pour son travail sur la lumière de la nuit. Cette exposition présente une dizaine d’œuvres de l’artiste, choisies parmi la série The Night Illuminates The Night (2010-).

Musicien, photographe, peintre, Rafael Y. Herman est un artiste à plusieurs facettes et un homme poussé par sa curiosité, qui l’amène à se déplacer à travers le globe. Grand voyageur, orginaire d’Israël, il séjourne de longues années à New York ; il nous fait d’ ailleurs part lors d’une conférence de presse être déjà venu à Budapest pendant son adolescence en 1989. Dans les années 2000, il se lance dans un long voyage de recherche visuelle qui l’amène à visiter sept pays d’Amérique Latine, où il rencontre à la fois une expérience métropolitaine et une nature conservée de toute contamination. C’est autour de ces années, que son projet « Bereshit-Genesis » voit le jour.

Prélude au Festival de la Francophonie

Du 28 février au 31 mars 2018, se tiendra la 18ème édition du Festival de la Francophonie. Chaque année, lors cet évènement, les richesses culturelles francophones sont sur le devant de la scène par le biais d’actions éducatives et linguistiques, de représentations théâtrales, de concerts, d’évènements littéraires et de projections cinématographiques.

Pour cette occasion, une conférence de presse s’est tenue ce lundi 12 février à l’Institut Française de Budapest pour présenter aux journalistes la 8ème édition des Journées du Film Francophone, qui a l’honneur une nouvelle fois d’ouvrir ce mois de la Francophonie, du 28 février au 7 mars. Lors de cet évènements, quelques journalistes ont eu l’opportunité d’assister à la projection du film d’Albert Dupontel : Au Revoir Là-Haut (« Viszontlátásra Odafönt »), oeuvre choisie pour clôturer cette édition le 7 mars.

Budapest: un concert Mozart placé sous le signe de la jeunesse

Parler de jeunesse lorsque l’on évoque le nom de Mozart constitue un pléonasme. Mais c’est ici aux interprètes qu’est faite l’allusion, s’agissant de deux jeunes ayant tout juste 20 ans: Krisztián Kocsis et Ádám Balogh, tous deux pianistes. Qui, apparemment, disposeraient déjà de bonnes références, du moins à en croire ce qui est écrit à leur sujet. Le premier, fils du pianiste Zoltán Kocsis, révélé en France en 2013, après y avoir remporté un prix (1). Le second, lui-même fils de musiciens, n’étant pas en reste, puisqu’il remporta cette même année 2013 le concours international „Piano talents” de Rome et se vit invité dès l’âge de 13 ans par Iván Fischer à accompagner l’Orchestre du Festival - précisément dans des concertos de Mozart -, pour se produire deux ans plus tard aux États-Unis. Ce qui devrait constituer a priori une solide référence. Mais bon, nous avons tendance à nous méfier des enfants prodiges, aussi étions-nous curieux de pouvoir juger par nous-mêmes. Au programme: les concertos pour piano en ut K 415 (le 13ème) et en ré mineur K 466 (le 20ème), précédés d’un divertimento (K 138). L’accompagnement étant assuré par l’Orchestre de Chambre Franz Liszt (Liszt Ferenc Kamarazenekar), formation qui, par contre, n’a plus à être présentée.

Porgy and Bess à nouveau sur la scène de Budapest

Un retour fort remarqué

 

C’est en 1935 que Porgy and Bess fut créé à Boston, sa première en Europe remontant à 1943 (Copenhague). Souvent considéré à tort comme une comédie musicale, Porgy and Bess est bel et bien un opéra à part entière, du moins telle était l’intention de son compositeur. Son action se déroulant au sein d’une commuté afro-américaine (Sud des États-Unis), l’œuvre est généralement donnée par des chanteurs et acteurs noirs. Ce qui en limiterait a priori les possibilités d’exécution, encore qu’elle ait fait sous cette forme l’objet de fort nombreuses représentations de par le monde. Telle la Hongrie où était entre autres venue se produire une troupe noire (Szeged). Quant au public parisien, il a pu la voir - et pour beaucoup, la découvrir -,  donné dans les années soixante-dix par un ensemble venu des États-Unis (Palais des Congrès). Paris où, plus récemment, il a été donné en 2008 sur la scène de l’Opéra comique (également par une troupe américaine). Opéra qui a par ailleurs fait l’objet d’un film célèbre tourné en 1959 par Otto Preminger. Film couronné l’année suivante du Golden Globe. Malgré tout, des exceptions demeurent, telles les représentations données à Budapest par une troupe hongroise en 1970 et au début des années quatre-vingts. Celle-ci ayant remporté un vif succès avec près de 150 reprises. C’est également par une équipe hongroise qu’il vient d’être repris, après une absence de 35 années sur la scène de Budapest.

L’Obéron de C.M. von Weber à l’Opéra de Budapest (Théâtre Erkel)

C’est sur une commande du Covent Garden de Londres que Weber composa Obéron, son dernier opéra, d’après un poème de Wieland traduit pour la circonstance en anglais (1). Très malade - il était rongé par la tuberculose -, Weber, littéralement épuisé, mit ses dernières forces dans la composition, puis dans les répétitions et la direction de l’opéra, créé à Londres en avril 1826 (2). Il allait mourir à peine deux mois plus tard, alors qu’il s’apprêtait à regagner l’Allemagne. Des circonstances, donc, particulièrement pénibles. Malgré cela, l’œuvre de Weber remporta immédiatement un immense succès. Et pourtant, non satisfait du livret et de la structure de l’opéra, Weber projetait d’en réaliser une révision, une fois rentré en Allemagne, ce qu’il n’eut pas le temps de réaliser. Détail touchant: afin de pouvoir travailler sur le livret, Weber, pourtant affaibli, suivit des cours intensifs d’anglais (153 leçons !). 

Lucien Hervé : géométrie de la lumière

Exposition au Château de Tours, 18 novembre 2017 – 27 mai 2018

Les lecteurs de Budapest peuvent se souvenir de l’exposition du photographe Lucien Hervé au Musée des Beaux-Arts en 2010. À l’occasion  du centenaire de la naissance de l’artiste d’origine hongroise ce grand musée budapestois a acquis 100 photographies représentatives de son œuvre. En 2017 les 10 ans de sa disparition sont marqués en France par la plus grande rétrospective qui lui est consacrée grâce au Jeu de Paume. L’exposition a été inaugurée le 17 novembre dernier au château de Tours dans le cadre d’une fructueuse collaboration qui lie la municipalité depuis plus de 10 ans avec cette institution parisienne spécialisée dans la photographie. Elle prend la suite d’autres grandes expositions de photographes renommés comme André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Sabine Weiss ou, il y a quelques mois, Willy Ronis.

L’Orchestre du Festival de Budapest en coulisses: répétition de concert (Bach, Bartók, Brahms)

Dans les cercles mélomanes, il n’est pas rare d’entendre évoquer les „trois grands B”, à savoir Bach, Beethoven et Brahms. Trois „B” qui figurent précisément au programme d’une série de concerts donnés début décembre par l’Orchestre du Festival de Budapest (BFZ): Bach et Brahms, donc, mais le troisième étant ici Bartók. Si Béla Bartók n’est pas Beethoven, il n’en demeure pas moins et sans conteste avec Stravinsky l’un des plus grands compositeurs du siècle dernier. Qui plus est, un Hongrois. Au programme: le 3ène concerto brandebourgeois de Bach, la musique pour cordes, percussions et célesta de Bartók et la 3ème symphonie de Brahms.

La Traviata à l’Opéra de Budapest: une production pour le moins surprenante...

Pour cette production de la Traviata, cinq représentations étaient données d’affilée, toutes à guichet fermé. Le rôle-titre (Violetta) étant partagé entre la jeune soprano ukrainienne Tetiana Zhuravel et la Hongroise Erika Miklósa. C’est cette dernière qui tenait le rôle dans la représentation à laquelle il nous a été donné d’assister. Très appréciée du public hongrois, Erika Miklósa jouit par ailleurs d’une solide réputation au plan international, disposant de références telles que les opéras de Paris, Londres, Vienne et New-York (1). Donner aujourd’hui la Traviata, probablement l’opéra le plus joué de Verdi (2), constitue une gageure pour qui se souvient des Violetta incarnées par des noms prestigieux tels que Maria Callas, Renata Scotto, Ileana Cotrubas, Anna Netrebko et tant d’autres. Qu’en fut-il, donc?

La situation des autochtones Canadiens: un combat actuel

Le mercredi 15 novembre avait lieu la projection de courts métrages à l’Institut Français. Ces derniers cherchaient à illustrer la situation des autochtones au Québec et plus largement au Canada. Une situation difficile.

L'amphithéâtre accueillait des invités de marque pour la projection de ces courts métrages. Nous retrouvions Madame Isabelle Poupart, Ambassadrice du Canada en Hongrie, en Slovénie et en Bosnie-Herzégovine. Mais ce n’est pas tout. Lucille Veilleux, productrice de films ainsi qu’Olivia Thomassie, jeune activiste inuite ont pu s’exprimer et exposer le rôle joué par Wapikoni. Elles sont toutes les deux membres de cet organisme de création audiovisuelle, dont le but principal est d’intervenir auprès des jeunes autochtones. Intervenir pour quelle raison ? Pour lutter contre les discriminations, l’exclusion et pour la valorisation de culture autochtone.

L’Art Belge mis à l’honneur

Le 13 novembre dernier, l’Institut Français de Budapest organisait une conférence intitulée “ Le surréalisme belge, entre peinture et littérature”. Le professeur de l’Université libre de Bruxelles, Monsieur Paul Aron, spécialiste du sujet était le conférencier chargé de nous en apprendre un peu plus sur ce point.

Si bien sûr le surréalisme à ses maîtres français, avec André Breton(1) comme figure principale, ce mouvement artistique du début du 20ème siècle ne peut être restreint à un mouvement exclusivement hexagonal. Une mise au point s’impose. Qu’est-ce que le surréalisme ? Quelle est sa caractéristique en France ? Ce n’est qu’après avoir abordé ces différents aspects que nous pourrons distinguer clairement la nature du surréalisme de Paul Nougé et René Magritte.

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