Pour ouvrir le Festival de musique ancienne : un Français (M.A. Charpentier) aux côtés d´un compositeur Autrichien (G.Ch. Strattner)

haydeneum
Fondé voici deux ans à l’initiative du chef hongrois György Vashegyi, le Centre de Musique ancienne hongroise a pour vocation de présenter et promouvoir des œuvres inédites en rapport avec la Hongrie. De l’époque baroque aux préromantiques en passant par l’école classique viennoise, ce qui couvre une période de deux siècles allant de 1630 à 1830. Son nom Haydneum est lié à la personnalité du compositeur autrichien qui passa une grande partie de sa vie au service de princes hongrois, les Esterházy. Parmi les activités du Centre : le montage de festivals, mais aussi l’attribution de bourses et la tenue de masters.

Olivier Guez et Gábor T. Szántó à l'Institut Français de Budapest

Olivier Guez et Gábor T. Szántó.
Au début du mois de mai, l’Institut Français nous a convié à une table ronde accueillant deux écrivains, l’un français et l’autre hongrois, Olivier Guez et Gábor T. Szántó. Tous deux connus pour avoir écrit sur le nazisme, leurs abjects dignitaires ainsi que sur la question juive, ils ont accepté de parler de leurs récits et de répondre à nos questions le temps d’une soirée.

Opéra de Budapest : après plus de trente ans d'absence, reprise de l'Idoménée de Mozart

idom
Idoménée fut créé le 29 janvier 1781 au théâtre Cuvilliés de Munich, sur commande du Prince Électeur de Bavière à l’occasion du carnaval. Malgré le succès remporté, l’opéra ne connut que trois reprises pour n’être à nouveau donné que cinq années plus tard lors d’une représentation privée à Vienne (pour laquelle Mozart apporta quelques modifications, ajouts et coupures). Mozart connaissait bien la cour et son orchestre qui venaient de déménager de Mannheim où il les avait fréquentés. Une formation réputée pour être alors une des meilleures en Europe, aussi Mozart prit-il cette commande à cœur. Un certain Varesco, prêtre attaché à la cour de Salzbourg, en conçut le livret, s’inspirant d’un opéra donné en France en 1712 sous la plume du compositeur André Campra (sur un livret d´Antoine Danchet). Le sujet reprend une légende issue du monde hellénique, qui sera également reprise par d’autres compositeurs.

Opéra de Budapest: un drame de famille à suspense

Iphigénie
Créé le 18 mai 1779 à l’Académie royale de Musique en présence de Marie-Antoinette, Iphigénie en Tauride est l’avant-dernier opéra que nous a laissé Gluck. Ce fut d’emblée un immense succès. A un spectateur qui disait y trouver de beaux passages, il fut répondu : „Il n’y en a qu’un seul, Monsieur, l’opéra en entier !”. Succès durable, puisqu’à la mort du compositeur en 1787, l’œuvre en était déjà à sa quatre-vingt-dixième représentation parisienne. (Pour la petite histoire : à la demande du directeur de l’Opéra, Piccini en fit donner quelques années plus tard une version - sur un livret légèrement différent - qui fut un four total, ce qui mit définitivement fin à la querelle entre les deux écoles.)

King's Day s'exporte jusqu'à Budapest

kings day
Aux Pays-Bas, chaque 27 avril est un jour de festivités. En effet, cette date représente la fête nationale du pays, mais également l'anniversaire du roi. Cet événement a été instauré en 1885 en l'honneur de la princesse Wihelmine à un niveau d'abord local. A cette époque, cette fête se célébrait le 31 août, jour de l'anniversaire de la princesse. Lorsque cette dernière devint reine en 1890, l'événement prît de l'importance et s'enracina au niveau national. King's day ou Queen's day a donc lieu chaque année, le jour de l'anniversaire du monarque.

L’ancestrale fascination

Charles III
Allons, ne trichons pas ! N’avons-nous pas consacré du temps – ne serait-ce que quelques dizaines de minutes – à regarder la fastueuse, pour ne pas dire pompeuse, cérémonie de couronnement du nouveau roi d’outre-Manche ? Monarchistes, Républicains, Socialistes et autres obédiences, toutes celles, tous ceux se réclamant de divers et variés catéchismes politiques, victimes d’un esthétisme suranné, n’ont-ils pas peu ou prou jeté un œil aux écrans accaparés, colonisés pourrait-on dire, par l’image de Charles The Third et de sa femme consort ?