Béla Bartók et Franz Schubert réunis sous la baguette d’Iván Fischer

Bartók et Schubert dans un même programme, voilà qui pourrait a priori surprendre. Et pourtant... pas tant que cela. Dans une vidéo de présentation, le chef Iván Fischer s’en explique, utilisant pour ce faire une de ces images qu’il affectionne. Imaginant un salon où seraient invités les grands de ce monde, il y verrait par exemple un Beethoven ou un Wagner religieusement écoutés sans que nul n’osât les interrompre. Par contre, discrètement et pudiquement retirés dans un coin de la pièce, nos amis Schubert et Bartók. Ceci pour souligner un point commun entre la personnalité des deux compositeurs, malgré les différences de contextes et d’âges: la modestie, la discrétion et une certaine pudeur. Egalement par leur musique qui ne s’exhibe pas, ne s’étale pas au grand jour.

Quand la cour de Versailles s’invite à Budapest...

Décidément, nos compatriotes ont la cote, ces temps-ci, auprès des formations musicales hongroises. Après le choix de la France comme pays invité par l’Orchestre du Festival d’Iván Fischer (Budapesti Fesztiválzenekar –BFZ) dans le cadre de l’opération „Passerelles sur l’Europe” (*), c’est au tour de la formation Orfeo, groupe spécialisé dans les répertoires de musique baroque et classique, de choisir un programme de musique française pour fêter ses 25 ans.

Barenboim-Fischer : rencontre de deux grands musiciens, hommes de cœur et amis à la Grande Synagogue de Budapest

Le 1er mars 2016, Simon Rattle, Daniel Barenboim et Ivan Fischer donnaient à Berlin un concert gratuit à l’attention des réfugiés et de ceux qui leur viennent en aide. Chaque chef dirigeant sa propre formation (1).

Ce 1er décembre, Daniel Barenboim et Iván Fischer se retrouvaient à la Grande Synagogue de Budapest pour y donner ensemble un concert de bienfaisance: recueil de fonds destinés à promouvoir l’organisation de concerts dans les synagogues hongroises. Au programme: Mahler (Blumine), Prokofiev (Ouverture sur des thèmes hébraïques) et Beethoven (3ème concerto avec Daniel Barenboim en soliste). L’Orchestre du Festival de Budapest (BFZ) étant donc placé sous la baguette de son chef permanent et fondateur Iván Fischer.

In memoriam 1956...

... le Requiem de Verdi au théâtre Erkel de Budapest

Les Hongrois honoraient la mémoire de leurs compatriotes tombés lors de la révolution de 1956. A cette occasion était donné le Requiem de Verdi au théâtre Erkel. Certes, une salle qui, avec ses quelque 2 700 places, n’offre pas l’intimité ou du moins le recueillement qui sied à l’œuvre. Mais, s’agissant de Verdi, le côté dramatique, pour ne pas dire spectaculaire, de son Requiem ne jurait en définitive pas tant avec l’environnement, voire s’y prêtait, d’autant que la scène, tapissée de noir, offrait un décor sobre et retenu.  

Comme on sait, c’est pour honorer une commande passée auprès de plusieurs compositeurs pour l’écriture d’une messe à la mémoire de Rossini que Verdi entama la composition de son Requiem, écrivant pour l’occasion le Libera me qui ponctue aujourd’hui l’œuvre. Mais ce ne sera que cinq années plus tard que le compositeur s’attellera vraiment à la tâche, cette fois à la mémoire de son ami, le poète Alessandro Manzoni, dont la disparition l’avait profondément bouleversé.

Budapest, capitale de la musique

„Budapest, capitale de la musique”, telle est la formule retenue  pour ouvrir la présentation à la presse par le chef hongrois Iván Fischer de ses contacts avec la municipalité de Budapest. Contacts visant à mettre en œuvre un projet commun de promotion de la musique auprès des habitants de la capitale. Le contexte: confrontée à des difficultés financières, la municipalité de Budapest a voté voici quelques mois une réduction drastique (plus de 70%) du budget qu’elle alloue chaque année à l’orchestre, et ce en cours d’exercice et sans préavis. Il convenait donc de rectifier le tir en intéressant, en associant, davantage la municipalité à ses activités.

Sarkozy-Orbán, même combat?

Nicolas Sarkozy: „Comment peut-on dire qu'Orbán n'est pas un démocrate? Il fait un référendum, le référendum ne fait pas 50% de participation, il dit: 'bon, c'est un échec'." En lisant ces lignes (*), mes amis hongrois ont d’abord cru à une plaisanterie. Mais, connaissant le sens aigu de  notre ancien président pour l’humour, on ne peut que prendre sa déclaration au sérieux. Un Nicolas Sarkozy qui, bien qu’à moitié hongrois d’origine, ne suit visiblement pas les médias hongrois. Car il aurait alors vu le soir même du scrutin un Viktor Orbán triomphaliste criant victoire, assurant même avoir réussi à rétablir l’union nationale autour de sa personne. Certes, avec un taux de 98% de votes en sa faveur, mais... non des électeurs, ceux-ci ne s’étant déplacés qu’à peine 40%.  Nuance...

Budapest pour un temps capitale européenne de l’art contemporain

ART MARKET BUDAPEST
13-16 octobre 2016

Si Budapest est à juste titre réputée pour sa beauté, elle constitue également l’un des grands centres culturels de l’Europe. Notamment pour ce qui concerne la vie musicale, mais dans bien d’autres domaines également, comme en témoigne sa vie théâtrale intense et de qualité ou encore les nombreuses manifestations et expositions qui y sont organisées autour des arts plastiques, de l’architecture ou de la photographie. Malgré tout, pour ce qui concerne l’art contemporain et les créations d’avant-garde, si, certes, des galeries de plus en plus nombreuses dans la capitale (parfois à l’initiative de jeunes ne disposant au départ que de moyens modestes mais bien décidés à promouvoir les jeunes artistes, telles 2B Galéria ou TOBE Galéria) en offrent au public un échantillon, un véritable marché, qui plus est, présentant une offre internationale, manquait encore jusqu’à ces dernières années.  

Référendum sur la question de l’accueil des migrants en Hongrie

Orbán n’est pas de Gaulle...

Le 27 avril 1969, le général de Gaulle lançait un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Le résultat: sur une participation de 80%,  52,5 % de „non” contre  47,5 de „oui”. Dès le lendemain, de Gaulle annonçait sa démission.

Le 2 octobre dernier, Viktor Orbán lançait un référendum proposant aux Hongrois le refus du quota d’accueil des réfugiés imposé par Bruxelles (*). Le résultat: 41,3% de participation, dont 98,2% de „non” (**) à la politique des quotas. Or, pour être valide, le scrutin devait recueillir 50% + 1 voix de participation. Un scrutin donc invalide. Les principaux partis d’opposition (hors extrême droite) avaient appelé les électeurs au boycott.

D’Ouest en Est : Itinéraire de voyage

Que pensent les jeunes français de l'Europe centrale au XXIe siècle autour de l'espace de Visegrád dont ils n'ont jamais entendu parler ? C’est une autre approche de la Slovaquie et de la Hongrie que celle d'un programme Erasmus que deux étudiants bordelais (Indara Thepharath et Thomas Mattelon arrivé de Guyane pour achever son cursus) du Professeur François Cadilhon offrent à la réflexion comme un complément aux analyses de l’historienne Éva Ring (1) de l’Université de Budapest ELTE.

5ème Congrès International de la Décroissance à Budapest

Après Paris (2008), Barcelone (2010), Montréal – Venise (2012) et Leipzig (2014), Budapest a accueilli le 5ème Congrès International de la Décroissance pour cinq jours, entre le 30 août et le 3 septembre. A deux pas du Danube et du grand marché monumental dessiné par Eiffel, l’Université Corvinus (alias Faculté de l’Économie Karl Marx) a reçu plus de six cents participants dans son grand amphi et dans seize salles de cours. La Semaine de la décroissance, en complément de ce programme universitaire très riche, a pu élargir le public tout en impliquant divers lieux dans la ville. Une belle innovation, ce sont les producteurs locaux, la plupart bio, qui ont nourri et abreuvé les participants, pour enfin créer une cohérence entre les principes et la pratique de la décroissance à l’échelle d’un tel événement.

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