La Cantique des Cantique sous le regard de Gray Box

Rencontre avec Anna Ádám (fondatrice et directrice artistique de la compagnie de performance Gray Box), Orsi Fodor et Roland Korponovics, membres de la compagnie Gray Box.

“Mémoire-Enclancheurs” - c’était sous ce titre que nous avons publié une interview l’année dernière avec Anna Ádám - qui a fait le tour de plusieurs galeries à l’étranger (France, Arménie, Allemagne, Bulgarie, Autriche, Slovaquie…) et en Hongrie. Elle sait nous surprendre - cette fois-ci, c’est la Cantique des Cantiques qui a inspiré sa vêtement-performance, qu’elle a présentée avec sa compagnie Gray Box le 14 mai dernier à la galerie 2B.

Budapest: Joseph Haydn et un prince Esterházy réunis dans un même concert

Fondé en 1999 par le flûtiste hongrois Pál Németh, son chef actuel, l’orchestre baroque Savaria est spécialisé dans la musique des XVIIème et XVIIIème siècles. Il s’agit d’une formation d’effectif réduit jouant sur instruments d’époque. L’orchestre et son chef se sont depuis taillés une belle réputation, tant en Hongrie qu’à l’étranger, notamment par les nombreux enregistrements qu’ils nous ont laissés (1). Fondé en 1998, le chœur Octovoice offre également un effectif limité (8 chanteurs).

Quand le jeune Beethoven s'invite à Buda (concerts commémoratifs)

Beethoven ne se rendit qu’une seule fois à Buda, pour un récital qu’il donna au Thèâtre du Château, l’ancien Cloître des Carmélites (1). C’était au mois de mai 1800. On affluait alors de toute part pour écouter le jeune Beethoven, à l’époque davantage réputé comme pianiste que comme compositeur (2). Un pianiste adulé, qui était la coqueluche du public, notamment auprès des jeunes filles de la haute société. Au rang desquelles figuraient en premier lieu ses élèves Thérèse et Joséphine Brunswick. Les chroniques ont retenu trois séjours de Beethoven auprès de la famille Brunswick à Martonvásár. Plus que des admiratrices, les sœurs Brunswick furent pour lui de véritables amies. Une relation amicale qui se doublait d’un penchant réciproque très marqué entre Beethoven et les deux sœurs. Au point que nombre de ses biographes crurent identifier en l’une d’elles (tantôt l’une, tantôt l’autre) la fameuse „immortelle bien aimée”. Ce qui s’est avéré par la suite erroné (3)

La Création selon Haydn à l’Académie de Musique

Ce n’est pas la première fois que nous sont servis des oratorios de Haydn, dont nous avons déjà rendu compte à plusieurs reprises(1). Jusqu’ici jamais déçus, au contraire séduits. Même enthousiasme cette fois-ci encore. Mais, à la différence des précédents concerts, l’œuvre nous fut ici servie avec un orchestre et surtout un chœur relativement réduits.

Choisie pour incarner Ève et Gabriel dans la Création de Haydn, Emőke Baráth était accompagnée ce soir-là(2) par le baryton-basse Miklós Sebestyén (Raphael, Adam) et le ténor Zoltán Megyesi. Le tout emmené par l’orchestre Concerto Budapest sous la baguette de son fondateur András Keller, et le Nouveau Chœur de chambre Franz Liszt (Új Liszt Ferenc kamarakórus).

Film francophone : des Journées très réussies !

La 6ème édition des Journées du film francophone ont débuté le 26 février à Budapest et se déroulent jusqu’au 2 avril dans les grandes villes de Hongrie. Cette année encore, la programmation étonne par sa richesse : comédies drame et documentaires se croisent. Nous avons sélectionné pour vous deux films emblématiques. D’un côté, l’éthiopien Lamb. De l’autre, « Les Saisons ».

Quand Paris héberge les chefs-d’œuvre des musées de Budapest: une aubaine à ne pas manquer

Pour qui réside en permanence à Budapest, se rendre à Paris pour y contempler les tableaux des collections hongroises paraîtra pour le moins saugrenu. Et pourtant... L’exposition qui se tient actuellement au Musée du Luxembourg sur le thème „Chefs-d’œuvre de Budapest” constitue une occasion exceptionnelle pour retrouver et admirer ces œuvres dans des conditions (quasi) idéales, même pour ceux qui sont censés les côtoyer quotidiennement sur les bords du Danube.

Tout d’abord, parce qu’elle regroupe au même endroit des tableaux par ailleurs dispersés, sans compter qu’il s’agit là d’une sélection des meilleurs d’entre eux. Mais aussi pour la documentation forte bien conçue qui les accompagne.

Profitant d’une fermeture pour rénovation du Musée des Beaux-Arts de Budapest, responsables Hongrois et Français ont eu l’idée de déplacer provisoirement ces œuvres pour les accueillir à Paris, ne serait-ce que le temps d’une exposition (*).

Semaine du Film Hongrois : Cinéma de l’extrême

Le succès mondial du Fils de Saul (Grand Prix du Jury à Cannes, Golden Globe, Oscar) va de pair avec un véritable renouveau du cinéma hongrois, unissant fées déchues et corps immortels.

La Semaine du Film Hongrois, début mars, a passé en revue la foisonnante production cinématographique magyare : des courts métrages aux longs-métrages, en passant par les documentaires. Les cinéastes sont d’autant plus prolixes et proliférant qu’après l’arrivée du Fidesz au pouvoir, il n’y avait, pendant des années, ni films de produit ni festival d’organisé. Centralisé, comme tout dans le pays d’Orbán, le nouveau système n’opprime heureusement pas tous les talents. C’est ce qu’a prouvé cette deuxième édition de la Semaine du Film Hongrois (Magyar Filmhét).

„A l’écoute les uns des autres” : l’orchestre du Festival nous promet une saison riche et variée

La saison 2016-2017 de l’Orchestre du Festival de Budapest débutera en septembre avec le festival Bridging Europe centré cette année sur la France. Outre les chansons d’Edit Piaf ou le fabuleux destin d’Amélie, que nous offre ce si vaste et incroyablement riche domaine culturel ? Grâce au programme qu’il a élaboré, Iván Fischer nous emmènera, à travers Montmarte et sa bohême, à la rencontre - au côté des impressionnistes, d’un Ravel ou d’un Debussy - d’un personnage excentrique et sensible à fleur de peau, mais si attachant, Eric Satie; pour terminer notre promenade dans la seconde moitié du XXème siècle et y retrouver Henri Dutilleux dont on vient de célébrer en janvier le centenaire.”

Jean-François Richet : « La société a plus d’emprise sur un homme qu’une ado de 17 ans »

« La meilleure manière de résister à la tentation, c’est d’y succomber », affirmait Oscar Wilde. Ainsi pourrait-on résumer « Un Moment d’Egarement », le dernier opus de Jean-François Richet qui sort aujourd’hui en Hongrie. Dans cette comédie teintée de drame(s), deux amis autour de la cinquantaine (Vincent Cassel et François Cluzet) s’éprennent de leurs filles respectives encore mineures. Invité des Journées du Film Francophone, le réalisateur évoque la peur de vieillir, la tragédie des banlieues françaises qu’il connaît par coeur, l’Oscar du « Fils de Saul » et sa passion pour Jean-Luc Godard.

Opéra de Budapest: une programmation (2016-17) placée sous le signe de la diversité et de l'innovation

Conférence de presse du 3 mars

C’est dans un cadre bien original que nous a été récemment présentée la programmation de l’Opéra d’État hongrois pour la saison 2016-2017. Non pas sous les dorures, fresques et lustres de la grande salle, des salons ou du foyer. Non. Derrière la scène, dans l’atelier de montage des décors... Voulu ou non, voilà un choix bien symbolique qui reflète parfaitement l’orientation prise par la direction de ce lieu si prestigieux: le désacraliser, le rapprocher davantage de la rue, le dépoussiérer et le mettre au goût du jour. Sans pour autant rien renier de son aura, de ses fastes et de ces chatoiements qui font aussi son charme. L’un n’excluant pas l’autre.

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