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Revue de presse


By JFB - Posted on 06 novembre 2007

Manifestations d’automne : nouvelle tradition hongroise

Le 26 octobre dernier à 8h, un groupe recruté par un site internet de droite a bloqué la circulation sur le pont Erzsébet. La police a dispersé en une heure la centaine de manifestants, moins nombreux que les réprésentants des médias et dont le nombre semblait en outre insignifiant par rapport aux unités de CRS de part et d’autres du pont.

Le site qui avait proclamé sa volonté de fermer le pont le jour précédant l’évènement, sous forme de spams et de sms, a organisé ce blocage à l’occasion du 17e anniversaire de la manifestation des chauffeurs de taxis. Cependant, tandis que les chauffeurs de taxis s’étaient réunis pour manifester leur mécontentement face à l’augmentation du prix du pétrole les 25 et 26 octobre 1990, cette fois-ci les manifestants n’avaient pas d’objectif concret, si ce n’est d’obtenir la démission du gouvernement. Ils ont ainsi scandé des slogans devenus „habituels”: „Gyurcsány mondjon le!” (Que Gyurcsány démissionne!)

La désorganisation de l’évènement s’explique par le fait que le 22 octobre, lors des commémorations de la révolution de 1956, la police a arrêté l’un des manifestants, László Toroczkai. Leader de l’organisation revendiquant les territoires de la Hongrie d’avant le traité de Trianon, la Hatvannégy Vármegye Egyesület, celui-ci avait organisé l’assaut du siège de la télévision hongroise l’année dernière. Cette année, il a invité ses compagnons devant l’Opéra où Ferenc Gyurcsány tenait un discours le soir du 22 octobre. La manifestation dont la police avait eu écho avant le regroupement s’est vite transformée en bataille rangée quand des skin-heads ont commencé à jeter des cocktails-Molotov vers la police tout en cassant de nombreuses vitrines et renversant des voitures dans les rues voisines. La police n’a réussi à mettre fin à la „révolution-chauve” qu’à 21h, mais les émeutes ont repris le lendemain matin. Le 23 octobre, les émeutes ne furent cependant pas aussi violentes que l’année dernière car le public présent pour écouter le discours de Viktor Orbán à Astoria ne voulait cette fois pas se mêler aux perturbateurs d’extrême droite.

(168 óra, Magyar Nemzet)

Succès à la Biennale de Venise

Le Lion d’or de la Biennale de Venise a cette année été décerné au pavillon hongrois. Le projet d’Andreas Fogarasi, intitulé Kultur und Freizeit (Culture et temps libre), traite de la problématique des centres culturels hongrois („mûvelôdési házak”, en hongrois) sous la forme d’une installation vidéo. Les films présentent ce réseau de centres culturels comme autant d’endroits désertiques pour souligner combien ce système, créé au début du 20e siècle et fleurissant pendant l’ancien régime, est devenu artificiel et a, peu à peu, perdu sa place dans la société hongroise.

Le comité international des curateurs a choisi la Hongrie parmi les 72 pays en compétition. Le directeur du Mûcsarnok, Zsolt Petrányi, responsable du programme du pavillon hongrois, a expliqué au quotidien Népszabadság que, pour décerner le Lion d’or, le comité sélectionne toujours la conception qui représente et synthétise de la façon la plus crédible un phénomène caractéristique d’un pays et qui est à la fois capable d’être relayé par la médiatisation internationale. Le directeur a mis en valeur la sensibilité d’Andreas Fogarasi, artiste d’origine hongroise vivant en Autriche, envers ce sujet qui définit le passé, le présent et le futur de la vie culturelle hongroise en un seul projet.

Après la fermeture de l’exposition, le 21 novembre prochain, l’un des films reviendra à la collection du musée Ludwig alors que les autres voyageront à Graz, à Bâle et à Bordeaux dans le cadre d’une grande exposition itinérante.

(Népszabadság, Magyar Narancs)

Fin du gouvernement Gyurcsány en mars 2008 ?

La loyauté des députés du MSZP a significativement diminuée depuis que Ferenc Gyurcsány a annoncé son projet de contrôler plus sévèrement la rémunération et les fonctions remplies par les parlementaires. Un député du MSZP, qui a répondu anonymement aux questions de l’hebdomadaire Figyelô, suppose que si les réformes ne rencontrent pas de succès d’ici mars 2008, le parti commencera à chercher des candidats pour le poste de Premier ministre. Cependant, le député anonyme a reconnu qu’un changement de Premier ministre affaiblirait dramatiquement la position du gouvernement, et l’opposition exigerait sans doute sa dissolution ainsi que des élections parlementaires anticipées.

En guise de remplaçant possible, les députés chuchotent le nom du directeur de cabinet auprès du Premier , Kiss Péter, bien que d’après les informations du Figyelô, celui-ci ne soit guère motivé pour remplir cette fonction. On avance également les noms du ministre du développement régional et responsable des autorités locales, Gordon Bajnai, le président de la Banque nationale, András Simor, ainsi que le ministre des finances, János Veres. Cependant, la positition de ce dernier s’avère instable du fait des affaires de fraudes, découvertes il y a quelques semaines, et dans lesquelles il serait impliqué.

En ce qui concerne la rotation des dirigeants du pays, le départ du ministre de l’économie, János Kóka, en décembre prochain, laisse également de multiples possibilités. Certains députés évoquent Gábor Szetey en tant que successeur le plus probable de Kóka. Gábor Szetey, secrétaire d’État du Bureau du Premier ministre (qui avait rendu publique son homosexualité en août dernier), gère actuellement les ressources humaines de l’administration publique, alors qu’il a, selon ses collègues, un caractère de manager qui conviendrait parfaitement pour diriger le ministère de l’économie.

(Figyelô)

En bref

Nouvelles troupes hongroises en Afghanistan

Le gouvernement hongrois augmentera de 50% le nombre des soldats servant en Afghanistan à partir de l’année prochaine. Ainsi, environ 300 soldats hongrois participeront à plusieurs projets dans le pays, notamment à la direction de l’aéroport de Kabul.

(MTI)

Vicitimes hongroises dans l’incendie qui a touché la Californie

Parmi les 500 000 habitants evacués lors de l’incendie qui a touché la Californie figuraient une trentaine de familles hongroises. Le président George Bush a déclaré la Californie du Sud zone de "catastrophe majeure".

(MTI)

Les impôts de Viktor Orbán

Le Trésor public hongrois, l’APEH, a entamé un contrôle fiscal auprès du président du Fidesz, Orbán Viktor et du directeur de ce même parti, Gábor Kubatov. Ils ont tout de suite réagi en disant, à la réception de la lettre de l’APEH, que Ferenc Gyurcsány avait sans doute exigé ce contrôle contre eux. Le représentant du Bureau d’impostion a catégoriquement nié ces dires et il a souligné qu’outre les deux représentants du Fidesz, 13 000 citoyens hongrois avaient également reçu cette même lettre, parmi lesquels des députés issus des autres partis, eux aussi tirés au sort sur la liste des contribuables.

(MTI)

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