Edito

» Représenter l’irreprésentable «

Quand la chronique du cinéma est à la une

Chères lectrices, chers lecteurs,

Cette année, la grande révélation au Festival de Cannes - c'était un film hongrois, Le Fils de Saul, le film de László Nemes qui a remporté  le Grand Prix du Festival ainsi que le prestigieux prix FIPRESCI des critiques de cinéma.

Le film représente un chapitre mal connu de l’horreur des camps de concentration – et cela par un approche unique dans la représentation de l’Holocauste au cinéma. C’est un jeune réalisateur qui a passé la moitié de sa vie en France, mais retourne en Hongrie pour raconter l’extermination des Juifs Hongrois, dans un nouveau langage cinématographique elliptique et centré sur les visages.

L’Europe contre vents et marées

C’est un vibrant plaidoyer pour l’Europe que nous livre Enrico Letta dans son ouvrage paru en français sous le titre « Faire l’Europe dans un monde de brutes »(1).  Ancien ministre et Président du Conseil italien, ancien parlementaire européen et aujourd’hui doyen de l’école des affaires internationales de Sciences Po Paris et Président de l’Institut Jacques Delors

Enrico Letta expose sa vision de ce que devrait être l’Europe de demain, celle que nous devons laisser à nos enfants. Une Europe des valeurs.

Nombreux sont ceux, de par le monde, qui voudraient voir leurs enfants grandir dans un espace où nos valeurs seraient aussi les leurs : démocratie, droit à l’éducation, protection des travailleurs, parité homme / femme, respect de l’environnement, abolition de la peine de mort, laïcité, liberté de culte, d’expression, liberté de la presse, etc. Ces valeurs sont primordiales. Ce sont celle de l’Europe, celles que nous devons promouvoir dans un monde « de brutes » qui souvent les bafouent parfois même à nos frontières dans des pays qui, hier encore, frappaient aux portes de l’Union.

World Press Photo : la liberté d’expression comme message, la photographie comme vecteur

Du 21 septembre au 23 octobre, le musée ethnographique accueille l’exposition “World Press Photo 2017(1). Parmi les 80408 clichés venus de 126 pays, une centaine d’images ont été sélectionnées par les membres du jury de ce célèbre concours annuel honorant la photographie de presse.

Habituellement destiné à faire connaître les modes de vie traditionnels des populations hongroises, le musée ethnographique se transforme. Rassurez-vous pas architecturalement, il n’en n’a pas besoin. Que peut-on rajouter ou enlever pour le rendre plus magnifique ?! Rien. Il se transforme car il accueille, l’espace d’un mois, les photographies primées du concours mondialement connu World Press Photo.

Péter Korniss, mémoire vivante

Du 29 septembre au 8 janvier, la Galerie Nationale Hongroise accueille l’exposition “ Mémoire continue “. Celle-ci retrace le travail de Péter Korniss, maître de la photographie, du début des années 60 à nos jours.

Péter Korniss est un photographe accompli et reconnu. Pour ceux qui en douteraient, ses clichés exposés à la galerie Várfok (1) courant octobre le prouvent. Une seule galerie semble insuffisante pour contenir son génie.

De ses débuts dans le magazine féminin hebdomadaire “ Nők Lapja” (Le Journal des Femmes) à aujourd’hui, il a reçu de nombreuses récompenses dont notamment le prix Kossuth, considéré en Hongrie comme le plus prestigieux dans le domaine culturel. L’exposition est une sorte de cadeau, de don fait à la Galerie nationale. Nous sommes tous invités à aller admirer ce travail de toute une vie.

Budapest: quand tourisme et culture font bon ménage

Conférence de presse ART MARKET 2017

Il est désormais devenu un lieu commun de citer Budapest comme l’une des villes d’Europe les plus en vogue auprès des touristes. Centre touristique, certes, mais aussi centre culturel. Il nous suffira de mentionner sa bonne demi-douzaine d’orchestres de stature internationale, dont l’Orchestre du Festival d’Iván Fischer (BFZ) considéré comme l’une des meilleures formations au monde. Orchestres se produisant dans au moins autant de salles, dont le merveilleux auditorium du Palais des Arts (Müpa), équivalent, toutes proportions gardées, de notre Philharmonie. Sans parler de sa vie théâtrale servie par des troupes de haut niveau. Ni même de son Opéra qui offre désormais des productions de qualité, au demeurant très appréciées des visiteurs étrangers de passage.

Ágnes Polónyi, harpiste: “ La musique est pour moi une sorte de méditation”

Créé en 1983, l’Orchestre du Festival de Budapest jouit d’une réputation mondiale. Récompensé en 1998 d’un Gramophone Award (l’une des distinctions les plus prestigieuses récompensant un orchestre) suite à l’enregistrement du “ Mandarin Merveilleux ” de Bartók, il se produit à ce jour partout dans le monde, enchantant tous les amoureux de la musique classique. La harpiste de l’ensemble se confie au JFB.

JFB: À quel âge avez-vous commencé l’apprentissage de la harpe ? Vos parents étaient-ils eux aussi musiciens ?

L'Institut Français de Budapest a ouvert ses portes

Rencontre à Budapest avec Hugues Denisot

La journée Portes ouvertes a eu lieu samedi, le 16 septembre à l’Institut Français de Budapest dans une ambiance joyeuse et très animée pour la rentrée. Des jeux pour les plus petits avec Astérix et Obélix, une sensibilisation au Scrabble francophone dans son format duplicate pour les plus grands et la présentation de jeux linguistiques pour la classe par les éditions ELI. Puis les visiteurs ont été invités  à s’inscrire pour suivre des cours de français à tous les niveaux. Nous avons rencontré Hugues Denisot, attaché de coopération éducative de l’Institut Francais et coordinateur des Alliances Françaises de Hongrie.

Un Don Juan audacieusement rajeuni sur la scène de Budapest: fraîcheur et séduction

Suite aux éloges particulièrement chaleureux parus dans la presse américaine, qualifiant la production de „brillante, merveilleuse et rafraîchissante” et la mise en scène de… captivante, créative et audacieuse.” (New York Times), nous pouvions nous attendre à vivre ce soir un véritable événement qui fera date. Tel fut le cas.

Márk Martinkó, photographe : « Nous avons besoin de verdure autour de nous »

Depuis le 29 août, le centre Capa héberge une exposition nommée “ Artificial Green” où l’on peut découvrir les clichés de ce photographe reconnu par ses pairs et notamment récompensé par l’International Photography Awards en 2015 et 2016. Pas moins de cinq années de travail ont été nécessaires pour capter le plus habilement possible la relation entre l’homme et la nature qui le fascine. Durant ces cinq années, Martinkó Márk a cherché à illustrer l’impact humain sur son environnement, écartant progressivement la nature au profit de la technologie.

Orchestre du Festival de Budapest (BFZ), saison 2017-18: la parole est aux musiciens

Si la réputation de l’Orchestre du Festival de Budapest n’est plus à faire, l’un des secrets de son succès réside, outre la qualité intrinsèque de ses musiciens, dans cette franche convivialité empreinte de simplicité et de spontanéité que son chef Iván Fischer a su imprimer entre ses membres.

C’est dans cet esprit que fut présentée à la presse la saison 2017-2018 de l’orchestre. Cette fois-ci non par Iván Fischer, mais sous la forme inédite d’une conversation à bâtons rompus entre invités et membres de la formation. Le tout animé par la directrice adjointe de l’orchestre, Orsolya Erdődy, dans un cadre s’y prêtant idéalement par son intimité: la salle des répétitions. Disposés en cercle, les musiciens - un clarinettiste, un contrebassiste, une harpiste et deux violonistes - nous firent part de leurs impressions, temps forts ou au contraire difficultés auxquelles ils se voient confrontés  dans leur quotidien.

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